Un réveil espéré des amateurs

COMMENTAIRE: Ceci n'est pas un cri d'alarme. Je ne pense pas que l'on soit... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

Agrandir

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

COMMENTAIRE: Ceci n'est pas un cri d'alarme. Je ne pense pas que l'on soit rendu là. Mais la question se pose à ce stade-ci de la saison : où êtes-vous, chers amateurs de hockey junior? Certainement pas tous au Palais des sports.

Plusieurs espéraient le retour de la LHJMQ à Sherbrooke lorsque les Castors ont pris la direction des États-Unis. Neuf ans après ce triste jour, Jocelyn Thibault et son groupe ont fait ressusciter le hockey junior dans la Ville-Reine des Cantons-de-l'Est.

La réponse a été excellente : 3186 spectateurs assistaient en moyenne aux matchs lors de la saison 2012-2013, et ce, grâce à plusieurs salles combles en début de campagne. L'effet de la curiosité entraîné par le retour de la LHJMQ à Sherbrooke et par le nouveau Palais rénové.

Ensuite : 2721 en 2013-2014 et 2701 en 2014-2015. Les assistances n'ont fait que baisser pour finalement en arriver à 2441 en 2015-2016. La cerise sur le sundae, le Phoenix n'a attiré que 2076 spectateurs en moyenne cette saison jusqu'à tout récemment.

Inquiétant? Bien sûr.

Plusieurs aiment pointer le prix du billet pour expliquer les faibles foules observées un peu partout dans la LHJMQ, sauf dans les grands marchés des Maritimes. Et à la limite, à Québec, là où les assistances ont chuté radicalement depuis l'ouverture du Centre Vidéotron.

Mais en réalité, il existe tellement de forfaits et des coupons deux pour un se trouvent facilement. On doit faire preuve de débrouillardise pour ne pas payer environ 50 $ pour une famille de quatre (sans parler du hot-dog mangé par le plus petit et de la slush bue par la plus vieille), mais c'est possible d'assister à des parties à un coût plus que raisonnable. L'argument du coût élevé, j'y crois plus ou moins, mais je le comprends pour les familles à budget restreint.

Le Phoenix fait des pieds et des mains pour attirer les gens dans son amphithéâtre. Les joueurs s'impliquent dans la communauté, l'animation demeure l'une des meilleures dans le circuit, le prix du billet a connu une baisse dernièrement, les promotions se multiplient et les joueurs fournissent l'effort sur la patinoire.

Non, le Phoenix n'a pas connu les saisons espérées dans le passé. Surtout l'an dernier. On a vu l'effet aux guichets. Certains amateurs ont fait valoir leur désintérêt en diminuant leur nombre de présences dans le Palais des sports. Ou en s'absentant tout simplement.

C'est normal. On avait promis une grande saison remplie de succès aux partisans. Les Oiseaux ont failli à la tâche. Je me répète : le meilleur argument de vente demeure la victoire. Le jour où le Phoenix deviendra une équipe gagnante, voire une équipe championne, le Palais des sports se remplira. Pour y parvenir, la direction doit mettre sur la glace des joueurs de qualité et espérer l'ajout d'un joueur étoile dans l'alignement ou encore l'arrivée d'une vedette dans le circuit Courteau. Comme Sidney Crosby.

J'étais aux matchs des Faucons lorsque j'étais plus jeune. Et à ceux des Castors. Lors de leur départ, je me suis rabattu sur le Saint-François. Un style de hockey fort différent qui me plaisait à l'époque. Mais Dieu sait que je m'ennuyais du hockey junior et de voir à l'oeuvre les vedettes de demain.

On dit que désormais, avec les écrans haute définition, il n'est plus nécessaire de quitter le confort de notre maison pour avoir l'impression d'être au Centre Bell ou dans l'ambiance d'un aréna de hockey junior. Mais à ce que je sache, la HD n'existait pas à la fin des années 90 ou début 2000 et le Palais n'était pas plus plein.

Les offres de loisirs sont peut-être nombreuses. Tous les amateurs de hockey trouveraient cependant leur compte avec le Phoenix. On a droit à du jeu de qualité. Même s'il n'y a pas trois bagarres aux premières mises en jeu. Même si les joueurs n'essaient pas de s'arracher la tête en plein centre de la patinoire.

Comme tout dans la vie, on désire ce que l'on ne possède pas et on se tanne parfois de ce que l'on a pour finalement s'en ennuyer une fois que l'on ne le possède plus (vous me suivez encore?)

N'attendez donc pas que l'organisation sonne l'alarme avant de vous présenter aux parties du Phoenix. Ni que votre formation gagne la coupe. Car il sera peut-être trop tard...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer