Condamné à gagner

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Judes Vallée a été congédié par le Phoenix de Sherbrooke au début de l'année.

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(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Le poste d'entraîneur a toujours été précaire dans le monde du hockey. Celui de directeur général aussi. Surtout dans la LHJMQ.

Plusieurs changements ont été réalisés au sein de nombreuses équipes du circuit lors de la dernière année. Du jamais vu dans toute l'histoire du circuit.

Chez les entraîneurs congédiés, on peut penser à Bruce Richardson chez les Tigres de Victoriaville, Martin Bernard des Cataractes de Shawinigan, Marco Pietroniro à Baie-Comeau, Judes Vallée à Sherbrooke et Martin Raymond chez les Voltigeurs de Drummondville.

D'autres ont quitté de leur propre gré : Dominique Ducharme a laissé Halifax pour Drummondville et Benoît Groulx, également DG, est parti des Olympiques afin de tenter sa chance avec le Crunch de Syracuse, le club-école du Lightning de Tampa-Bay.

Chez les directeurs généraux, Daniel Fréchette a dû laisser son poste à cause de ses problèmes de santé. De son côté, Grant Sonier a payé pour les insuccès des Islanders de Charlottetown. Sans parler de Dominic Ricard à Drummondville et de Patrick Charbonneau à Sherbrooke.

Bref, pas moins de huit organisations ont effectué des changements majeurs en ce qui a trait au personnel hockey.

Il n'y a qu'à Gatineau où des postes sont encore disponibles. Et les candidats sont nombreux.

Si l'on a assisté au jeu de la chaise musicale en voyant Martin Bernard se diriger vers Baie-Comeau et Ducharme à Drummondville notamment, on a aussi observé un retour des vieux de la vieille. L'expérience d'Éric Veilleux dans la Ligue de la Côte Est n'a pas été un succès avec les Admirals de Norfolk. Et à la suite d'un séjour au Colorado et à Ottawa au cours des 12 derniers mois, André Tourigny revient à ses vieux amours, le hockey junior, en acceptant un double emploi avec les Mooseheads d'Halifax. Quand je parlais d'instabilité...

Jusqu'à maintenant, il n'y a qu'à Sherbrooke où le candidat choisi derrière le banc, Stéphane Julien, a vécu son baptême de feu comme pilote en chef dans la LHJMQ. À moins que les Olympiques amènent du sang neuf à leur tour.

Sinon, on ne fait que recycler les mêmes ressources, comme à Shawinigan avec le vieux routier Claude Bouchard. Pourtant, c'est son élève Gilles Bouchard qui a eu le dessus après seulement trois années à la tête d'une équipe de la LHJMQ.

Puis il faut croire qu'afficher un dossier positif n'est plus suffisant. Parlez-en à Martin Bernard, qui avait conservé une fiche de 35-15-4 avant son congédiement. Quelques défaites contre des équipes peu redoutables après la période de transactions ont toutefois poussé le grand patron Martin Mondou à le mettre à la porte. La ligne est mince.

En 2016, les entraîneurs et les directeurs généraux sont condamnés à gagner. Éric Veilleux le premier. Un peu partout, c'est la coupe ou rien. On me dit d'ailleurs que les mouvements de personnel ne sont pas terminés. Alors, qui sera le prochain?

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