Richardson: «J'ai été mis dans une situation bizarre»

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(Victoriaville) Le congédiement de Bruce Richardson vient tourner une page plutôt bizarre de l'histoire des Tigres de Victoriaville. C'est dans des conditions particulières que l'entraîneur-chef a amorcé sa carrière junior et sa sortie n'a rien d'anodin non plus.

L'homme de hockey a été embauché par Jérôme Mésonéro, en mai 2014, afin de succéder à Yanick Jean, congédié au lendemain d'une élimination expéditive des Félins. Peu de temps plus tard, Mésonéro démissionnait afin de joindre l'Avalanche du Colorado. Contre toute attente, c'est Yanick Jean, qu'on venait de congédier, qui était nommé au poste de D.G..

Ce dernier n'a pas fait long feu non plus, quittant le navire avant la période des Fêtes. Cette fois, l'organisation victoriavilloise a jeté son dévolu sur l'entraîneur des gardiens, Daniel Fréchette, pour administrer la formation.

« J'ai été mis dans une situation bizarre, résume Richardson. Lorsque j'ai été embauché, Jérôme et moi avons convenu de certains objectifs, puis Yanick Jean a effectué un virage à 180 degrés. Un peu plus tard, j'apprenais que mon entraîneur des gardiens devenait mon patron. »

L'homme de hockey n'est jamais parvenu à tisser de solides liens avec son nouveau supérieur, admettant poliment avoir entretenu une relation employeur-employé. Il a toutefois du mal à digérer qu'on lui reproche entre autres d'être un entraîneur qui néglige la défensive ou qui manque d'expérience dans la LHJMQ.

« Je n'étais pas son homme, c'est correct, statue-t-il. Nous avons terminé au 11e rang au chapitre des buts accordés, les Huskies de Rouyn-Noranda étaient 13es la saison dernière. J'aurais été à ma troisième saison l'an prochain, comme Gilles Bouchard cette année. Les situations se ressemblent beaucoup. »

Celui qui a gagné les grands honneurs dans le circuit midget AAA en 2014 n'a jamais vraiment eu l'occasion de se faire justice au sein desTigres. L'équipe était au 6e rang du classement général l'an passé lorsque Daniel Fréchette a choisi d'échanger la plupart des vétérans de l'équipe. Encore cette année, il s'est débarrassé de Samuel Blais et Gabriel Gagné, les deux joueurs repêchés de l'équipe.

« Je crois qu'il a fait la bonne chose, c'est ce qui a permis de construire l'équipe actuelle, mais ça ne nous permettait pas de faire belle figure en séries. Au cours de la série contre Moncton, il nous manquait Nicolas Latulippe, Tristan Pomerleau jouait blessé et nous avions deux jeunes gardiens», se défend-il.

«Je pars la tête haute»

C'est sans remords que Bruce Richardson quitte les Tigres. Il a livré exactement ce qu'il avait promis lors de son embauche et n'aurait pas pu faire plus pour convaincre son directeur. En plus de permettre aux jeunes de se développer, il a instauré une éthique sur et en dehors de la patinoire.

« Je pars la tête haute et je suis fier de mon équipe, je ne suis pas gêné de ce que je laisse au prochain coach. Au contraire, je suis déçu de ne pas pouvoir terminer ce que j'ai amorcé. Je n'ai pas développé que des joueurs de hockey, j'ai développé des personnes qui savent se comporter, même en dehors des parties, dans la communauté », conclut-il.

Richardson entend passer du temps avec sa famille, tout en demeurant à l'affût des opportunités qui s'offrent à lui. Il a notamment l'intention d'épier son fils qui devrait faire le saut au niveau midget AAA cet automne.

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