Un bon arbitrage : un bon marketing

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Les officiels demeurent une cible de prédilection. Avant que la situation ne dégénère, les dirigeants devraient se pencher sur ce problème.

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(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Je ne suis pas du genre à m'attaquer gratuitement aux arbitres. Et je ne le ferai pas dans cette chronique. Libre à vous de tourner la page immédiatement. Je me penche plutôt sur l'importance d'un bon arbitrage. Un outil de marketing incontournable pour tous les circuits. Car un mauvais arbitrage peut faire en sorte de repousser les amateurs, exaspérés par la piètre qualité des officiels.

Est-ce que la LHJMQ possède de bons arbitres? Sans aucun doute. Ce qui ne les empêche pas de commettre des erreurs évidemment. Il y en a également de mauvais. Au même titre qu'il y a de bons ou de mauvais policiers, journalistes, professeurs, etc.

Il suffit de suivre les nouvelles, écouter les partisans et lire les commentaires de ceux-ci sur les réseaux sociaux pour comprendre que plusieurs dénoncent certaines situations, allant même jusqu'à menacer de ne plus acheter de billets ou d'abonnements de saison. Ce qui revient à dire qu'un arbitrage déficient nuit au marketing.

Que ce soit dans la LHJMQ ou ailleurs, cette année plus particulièrement, les officiels sont devenus une cible pour les joueurs, les entraîneurs, les partisans, les parents et certains journalistes. Au sens propre comme au sens figuré.

Rappelez-vous de l'événement qui s'est produit à Blainville-Boisbriand le mois dernier : Alexandre Perron, le frère du capitaine des Huskies de Rouyn-Noranda Francis Perron, a lancé une canette dans les bijoux de famille de l'arbitre Dominick Bédard, ce qui a entraîné l'arrestation du partisan.

Ou encore l'incident impliquant un hockeyeur du junior AA du Hockey Expert de Sherbrooke, arrêté sur la patinoire après s'en être pris à un officiel.

Combien de fois a-t-on vu des joueurs être expulsés de la rencontre dans la LHJMQ pour avoir dit leur façon de penser à l'arbitre? Comme Nathanael Halbert dimanche dernier ou Chad Pietroniro il y a deux semaines du côté du Phoenix.

Sans parler des entraîneurs : la crise de Yanick Jean le week-end dernier derrière le banc des Saguenéens de Chicoutimi, celle de Benoit Groulx des Olympiques de Gatineau et on en passe. C'était pire avant? Peut-être. Est-ce beaucoup mieux aujourd'hui? Laissez-moi en douter.

Pour arriver à cette fin, chacun prétend avoir une raison valable, ce qui n'excuse en rien les gestes posés. Mais les arbitres ont certainement leur part de torts.

L'arbitrage demeure un élément essentiel à la bonne santé de chaque sport. Est-ce que les fédérations ou les ligues consacrent assez de temps à la formation et à la préparation de leurs officiels? Poser la question, c'est y répondre. Certains sont lancés dans la gueule du loup en n'ayant pas l'expérience nécessaire pour bien contrôler les situations. Et ce, par manque de ressources humaines. D'ailleurs, qui souhaite vraiment devenir arbitre quand de tels événements surviennent?

Bon, on est loin du cas survenu en Argentine il y a moins d'un mois alors qu'un arbitre a été tué en plein match de soccer par le joueur qui venait de recevoir un carton rouge.

Justement, il serait important d'agir avant d'en arriver à de tels événements. Et la responsabilité revient d'abord et avant tout aux dirigeants de ces ligues et de ces fédérations. N'attendez pas qu'il soit trop tard avant de vous pencher sur le problème.

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