Fraude de 19 M$: deux Sherbrookois arrêtés

Déjà impliqué dans des affaires de fraude financière de type Ponzi, le... (Archives La Presse)

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(Sherbrooke) Déjà impliqué dans des affaires de fraude financière de type Ponzi, le Sherbrookois Alain Péloquin a été arrêté jeudi par la Sûreté du Québec. Lui, sa conjointe Isabelle Cantin et quatre autres personnes de Longueuil et Montréal comparaîtront sous diverses accusations en lien avec une fraude estimée à 19 millions $ où 240 investisseurs auraient été floués.

La maison d'Alain Péloquin fait l'objet d'une ordonnance... (La Tribune, René-Charles Quirion) - image 1.0

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La maison d'Alain Péloquin fait l'objet d'une ordonnance de saisie.

La Tribune, René-Charles Quirion

« Ce type de fraude consiste à utiliser l'argent d'investisseurs pour payer des rendements ou à rembourser les investisseurs qui souhaitent se retirer », explique le porte-parole de la Sûreté du Québec, Claude Denis.

C'est l'équipe intégrée des crimes contre les marchés financiers et l'Autorité des marchés financiers qui a frappé jeudi matin dans cette affaire.

Des accusations de fraude, de recyclage des produits de criminalité et de gangstérisme seront déposées contre Alain Péloquin.  Isabelle Cantin quant à elle devrait faire face à des accusations de recyclage des produits de la criminalité.

France-Josée Dancause, 49 ans de Longueuil, Benoit Sénécal, 57 ans de Longueuil et Sophie Jolicoeur de Mont-Saint-Hilaire et Chantal Goulet de Longueil devraient faire face à des accusations dans cette affaire.

L'arrestation de Péloquin n'est pas une surprise. L'AMF avait déjà commencé à s'intéresser au présumé fraudeur sherbrookois.

Alain Péloquin, directement ou via des « chefs d'équipe », aurait recruté des investisseurs en prétendant avoir un contact auprès du gouvernement fédéral lui permettant d'acheter et revendre à profit des biens saisis par le gouvernement avant que ceux-ci soient mis en vente aux enchères.

En décembre 2012, le Bureau de décision et de révision de l'AMF avait ordonné à Alain Péloquin et à sa conjointe Isabelle Cantin, tous deux visés par des ordonnances de blocage et d'interdiction depuis février 2011, de remettre une somme de 42 190,65 $.

Cette somme provenait de la vente d'une voiture sport dont Alain Péloquin avait la garde et le contrôle en juin 2011 puis de l'encaissement de divers chèques faits au nom personnel d'Isabelle Cantin et au nom de la société Évaluation Apex inc., société également visée par les ordonnances. Mentionnons que ces chèques ont été encaissés dans un centre d'encaissement de chèques après que l'ordonnance de blocage a été prononcée.

L'AMF avait interdit à Alain Péloquin et Isabelle Cantin. Toute opération sur toute forme d'investissement, y compris les activités de courtier et de conseiller en valeurs.

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