Triple meurtre à Drummondville: 20 minutes sans supervision (vidéo)

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(Sherbrooke) Les informations concernant la découverte de trois enfants en bas âge décédé à Drummondville entraient au compte-goutte lundi après-midi de la part des policiers sur le dossier.

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Anaïs, Laurélie et Loïc

Photo fournie par la famille

Il a toutefois été possible d'apprendre sur place que la mère des enfants, Sonia Blanchette, n'avait la garde des deux fillettes et du garçon qu'une journée aux deux semaines. La visite devait se faire qu'en présence de la grand-mère maternelle.

Dimanche, cette dernière aurait quitté l'appartement une vingtaine de minutes. À son retour, elle aurait trouvé les trois enfants morts.

C'est sous un ordre de la cour que les enfants n'étaient pas sous la garde de la mère. Récemment, Mme Blanchette s'était vue refuser la garde des enfants.

Plusieurs s'accordent pour dire qu'elle vivait de profonds problèmes personnels.

«En famille»

Pour sa part, le père des trois enfants, Patrick Desautels, rencontrera les journalistes mardi après-midi au Resto Entre-Amy à Sainte-Christine.

Par la suite, il souhaite qu'on laisse les membres de la famille vivre leur deuil loin des caméras. «Nous sommes présentement en famille et ce drame nous laisse sans mot. L'enquête policière nous en dira plus sur les circonstances du drame. Les gestes qui ont été posé sont inexplicables», a souligné M. Desautels dans un communiqué.

Patrick Desautels ajoute qu'il aimait profondément ses trois enfants et que ceux-ci lui manqueront le reste de sa vie.

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La Tribune, Yanick Poisson

Onde choc

Le triple meurtre de jeunes enfants survenu dimanche à Drummondville a causé une onde de choc dans le voisinage de la rue Turcotte, secteur habituellement tranquille. Lundi avant-midi, plusieurs personnes qui se sont rendues sur place se disaient bouleversées par la tristesse de la tragédie. Des gens ont déposé des fleurs et des toutous devant le duplex de la rue Turcotte.

Une amie de la famille, Nancy Latreverse, est venue déposer des fleurs devant l'immeuble où l'on a découvert les cadavres des trois enfants. Aux médias présents, elle a déclaré que la famille vivait des moments difficiles depuis quelque temps.

La mère des victimes, Sonia Blanchette, qui est considérée comme un témoin important dans cette affaire, aurait décroché les photos de ses enfants du mur, trouvant trop difficile de les voir aussi souvent sans les avoir avec elle.

Du côté des policiers, l'enquête se poursuit. La thèse de l'homicide n'était pas encore confirmée lundi en fin d'avant-midi. Toutes les hypothèses étaient étudiées.

Les experts en scène de crime avaient toutefois terminé leur travail.

La mère, une femme de 33 ans, a dû être hospitalisée d'urgence. Les enquêteurs n'avaient toujours pas rencontrée Mme Blanchette en fin d'avant-midi lundi.

La police a reçu un appel d'urgence vers 16h dimanche après-midi. On ignore qui a composé le 911 et d'où provenait le coup de fil.

Les corps des trois jeunes victimes ont été découverts au deuxième étage d'un duplex de la rue Turcotte. Un large périmètre de sécurité a dès lors été établi.

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Noyés

Les trois jeunes enfants pourraient avoir été noyés. C'est l'une des thèses étudiées par les enquêteurs, rapportent plusieurs médias, dont La Presse. Celle de la mort par strangulation fait aussi partie de l'enquête.

Des autopsies doivent être pratiquées sur les corps des enfants. Le coroner Yvon Garneau a été mandaté pour faire les autopsies.

Plus tôt cet automne, il avait fait une mise en garde aux médias en ce qui concerne la couverture des drames familiaux dans son rapport d'enquête sur le meurtre de deux enfants à Saint-Edmond-de-Grantham. En mai 2011, leur père avait fait exploser un véhicule dans lequel ils se trouvaient.

Les victimes sont deux fillettes âgées de deux et cinq ans ainsi que leur frère de quatre ans. La porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Christine Coulombe, a indiqué qu'il s'agissait de morts suspectes.

Quiétude

Rappelons que la quiétude habituelle de la rue Turcotte à Drummondville a fait place à l'horreur, dimanche en fin de journée, alors que les policiers de la Sûreté du Québec ont découvert les cadavres de trois jeunes enfants au deuxième étage d'un duplex situé au 596.

Des enquêteurs de la section des crimes contre la personne et de techniciens du Service d'empreintes judiciaires étaient sur place dimanche soir.

Les fillettes âgées de deux et cinq ans étaient prénommées Laurélie et Anaïs. Le garçon de quatre ans qui s'appelait Loïc.

Les ambulanciers ont transporté à l'hôpital Sonia Blanchette. Cette dernière, âgée de 33 ans, serait la mère des trois victimes.

Dimanche soit, elle se trouvait au département des soins intensifs de l'hôpital Sainte-Croix afin de soigner des blessures graves.

Texte complet dans La Tribune de lundi et dans l'édition de mardi.

- Avec PC et La Presse et Yanick Poisson

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