Mort de Nicolas Payeur : «On ne doit pas juger le grand-père»

La famille de Nicolas Payeur, mort noyé dans les eaux gelées d'un lac privé le... (IMACOM, Maxime Picard)

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IMACOM, Maxime Picard

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Jérôme Gaudreau

(Sherbrooke) La famille de Nicolas Payeur, mort noyé dans les eaux gelées d'un lac privé le 23 novembre dernier à Ascot Corner, recevait hier les proches du jeune garçon de neuf ans à la Résidence funéraire Cass. Même si plusieurs tentaient encore de comprendre les circonstances de cette séance de patinage qui s'est aussi avérée fatale pour le grand-père Gérard Payeur, personne n'a osé porter de jugement envers celui qui avait la responsabilité du gamin ce jour-là.

« Nous n'avons pas à juger. On ne peut pas deviner ce qui a poussé le grand-père à amener Nicolas sur le lac glacé », souligne la mère d'une amie de Nicolas qui tenait à garder l'anonymat.

Cette dernière croit que sa présence, tout comme celle de sa fille, demeurait incontournable. « Ma fille a l'occasion de dire un dernier au revoir à Nicolas, elle qui prenait l'autobus avec lui chaque matin pour se rendre à l'école anglaise de Lennoxville. Elle doit vivre son deuil et comprendre ce qu'est la mort. Et moi, en tant que mère, je peux m'imaginer toute la tristesse des parents de Nicolas et je voulais les appuyer, eux et toute la famille. »

Un ami de Francis Payeur, le père de la jeune victime, refusait également de jeter le blâme sur qui que ce soit. « On ne doit pas juger le grand-père, croit Ghislain Fauteux. Il s'agit d'un accident, tout simplement. C'est encore plus touchant puisqu'on parle du décès d'un enfant. »

« Personne n'aime participer à ce genre de cérémonie, mais c'est un mal nécessaire, confie un ami de la famille, Eddie Harvey. Nicolas était trop jeune pour mourir. Il n'y a pas d'âge pour ça, mais ça fait encore plus mal en se disant qu'il avait tout son avenir devant lui! »

Un premier deuil

Pour plusieurs enfants présents au salon, il s'agissait d'un premier deuil à vivre.

« Je trouve ça bizarre, explique un camarade de classe de Nicolas, accompagné de ses parents et de sa soeur cadette. C'était un de mes amis. Aujourd'hui, je suis très triste. C'est la première personne qui meurt autour de moi. Il était toujours là pour jouer avec moi. Je le trouvais très drôle. À l'école, on a réalisé une banderole et on devait écrire un petit mot dessus pour Nicolas. »

« Beaucoup de questions demeurent sans réponse, admet le prêtre Guy Giroux, qui avait autrefois dirigé le mariage des parents de Nicolas Payeur. Pour les jeunes, c'est très difficile de vivre ce genre de deuil. Moi, en tant que prêtre, je me demande quoi dire. Parfois le silence est de mise. »

Texte complet à lire dans La Tribune de samedi.

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