Le seul témoin chez BRP: «Une vraie scène d'horreur»

Dans la nuit de jeudi à vendredi, seulement trois personnes se trouvaient près... (Imacom, Maxime Picard)

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Imacom, Maxime Picard

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Jérôme Gaudreau

(VALCOURT) Dans la nuit de jeudi à vendredi, seulement trois personnes se trouvaient près du laboratoire de recherche, là où l'explosion s'est produite chez BRP vers 00h20: les deux victimes ainsi que l'unique témoin du drame, une agente de sécurité de l'entreprise Garda. Cette agente de sécurité était aux premières loges lors du drame et a bien voulu décrire cette scène d'horreur en exclusivité à La Tribune.

«Je surveillais les caméras et selon les systèmes de sécurité, rien ne nous laissait croire qu'il y avait présence de fumée, de flammes ou de gaz, souligne l'agente de sécurité désirant garder l'anonymat. C'est à ce moment qu'un employé de BRP, accompagné du patrouilleur, a voulu se rendre dans une pièce. J'étais à quelques mètres de l'endroit et je les regardais de près. Au moment d'ouvrir la porte, une explosion s'est produite et une boule de feu s'est formée. Tout cela a créé un bruit d'enfer. J'ai carrément vu deux torches humaines courir dans tous les sens et se rouler au sol en espérant éteindre les flammes. C'était une vraie scène d'horreur. J'en suis encore traumatisée.»

La première réaction de l'agente de sécurité a été d'appeler les secours.

«Mon collègue me suppliait et criait d'appeler le 911. Il hurlait. Il me répétait de faire attention et de reculer. Même s'il était brûlé au visage et aux mains, il tentait de venir en aide à l'employé de chez BRP, qui était brûlé sur toute la surface de son corps. Son linge fondait sur sa peau. C'était un vrai cauchemar», raconte le témoin.

Chose certaine, c'est qu'il n'aurait pas fallu que l'explosion ait lieu en plein jour.

«La nuit, il n'y a presque personne dans ce secteur du bâtiment. Heureusement, parce que sinon, il n'y aurait pas seulement eu deux blessés, mais bien plusieurs. Peut-être même des décès. La force de l'explosion était inimaginable. Le plafond a été défoncé par la force de la déflagration. Et dire que l'employé de chez BRP avait terminé son quart de travail et se préparait à partir pour la maison», admet-elle, tout en se disant fière de son collègue.

«Je raconte cette histoire parce que je suis persuadée que nous avons agi de la bonne façon. Et moi, je crois avoir fait mon travail à la perfection», confesse l'agente de sécurité, les larmes aux yeux.

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