Yvan Patry, qui a été retrouvé sans vie dans sa résidence de la rue Edison, était l'un des directeurs de l'usine de la rue Rocheleau.
Sa conjointe, Valérie Fortin, a aussi été tuée dans ce double homicide qui aurait été suivi du suicide du présumé meurtrier à Asbestos. Mme Fortin a été l'adjointe de l'ancien député Normand Jutras.
Chez Mitchel-Lincoln, on ne comprend pas ce qui s'est passé. Les employés rencontrés par La Tribune n'ont pas voulu formuler de commentaire.
Il n'a pas été possible de faire confirmer l'information voulant que les tragiques événements soient reliés à un congédiement.
M. Patry et Mme Fortin ont été tué par balle, avait confirmé la Sûreté du Québec (SQ) tard lundi soir.
Selon ce qui a été possible d'apprendre auprès de voisins du couple, des bruits de vaisselle cassée et un coup de feu a été entendu avant la découverte des deux corps.
Le SPVM à Asbestos
Les enquêteurs du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) sont arrivés à Asbestos, mardi matin, à pour éclaircir les circonstances de ce double meurtre suivi d'un suicide survenus quelques heures plus tôt.
Le service d'identité judiciaire du SPVM a installé son poste de commandement mobile sur la 1re Avenue. On veut partir de zéro avec cette enquête, a-t-on souligné.
On a fait appel au SPVM parce qu'il y a eu mort d'homme en présence de policiers de la SQ.
Rappelons que, lundi soir, les policiers de la SQ, alertés par un appel au 911, ont découvert deux personnes mortes dans une résidence de Drummondville. Les victimes sont un homme de 49 ans et une femme de 46 ans. Leur identité n'avait pas été dévoilée mardi midi.
À la suite de ce double homicide, les policiers se sont rendus à Asbestos, où un homme de 63 ans a été localisé en possession d'une arme à feu. Au milieu de la nuit, après plusieurs heures de discussion avec les policiers, le sexagénaire aurait retourné l'arme contre lui.
Son décès a été constaté dans un centre hospitalier.
Selon ce qu'il a été possible d'apprendre sur place, l'homme avait auparavant fait irruption à la brasserie Le Match, sur la 1re Avenue, à Asbestos. Il aurait offert une tournée générale aux clients en disant qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre.
Il était apparemment armé.
- Avec La Presse Canadienne, Yannick Poisson et René-Charles Quirion