Dixville veut faire déclasser son barrage

Partager

Sur le même thème

(Dixville) La municipalité de Dixville, qui devait avoir détruit ou reconstruit son barrage avant la fin 2012, a réussi à faire repousser la date limite des travaux. Cependant, la partie n'est pas gagnée pour la Municipalité, qui souhaiterait maintenant faire déclasser le barrage afin de pouvoir le conserver tel quel.

« À la suite des demandes du Centre d'expertise hydrique du Québec, on a fait venir un inspecteur, et selon ses conclusions, nous avons jusqu'à la fin du mois d'août 2013 pour effectuer un test de bathymétrie», explique Martin Saindon, conseiller municipal. Ce test permettra d'évaluer le débit d'eau qui passe actuellement dans le barrage, empli de sédiments. La municipalité espère bien que les résultats de ce test permettront de faire déclasser le barrage, pour l'instant catégorisé comme barrage à haute contenance.

Si Dixville ne parvient pas à faire déclasser le barrage, il ne s'agira que d'un sursis pour la municipalité. « Le délai final est à la fin 2014, il faudrait reconstruire ou démolir avant. Cependant, pour nous, c'est exclu totalement, car l'inspecteur nous a dit qu'il n'y avait aucun danger », affirme M. Saindon.

« Notre position est de garder le statu quo. J'ai été témoin l'an dernier d'un torrent d'eau qui avait même arraché un pont et défait une route en amont, et le barrage n'a rien eu, ajoute-t-il. L'ingénieur nous a dit que selon lui, si la partie restante se démembrait, il n'y aurait pas de risque pour les gens en aval... »

Si le test de bathymétrie ne suffit pas à faire déclasser le barrage, une autre option serait envisageable pour y parvenir. « Il y aurait l'option de scier une partie du barrage, mais ça nous inquiète parce que ça pourrait être beaucoup plus coûteux qu'on le croit «, dit M. Saindon.

Rappelons que la petite municipalité disait ne pas avoir les fonds suffisants pour restaurer ou détruire le barrage, somme qui pourrait s'élever entre 300 000 et 700 000 $ selon l'option choisie. Pour les conseillers, il s'agit donc d'une impasse.

« Les normes environnementales sont vraiment sévères. Si on prend une décision qui ne les respecte pas, il semblerait qu'on pourrait même être poursuivis personnellement », affirme M. Saindon.

La Ville tente depuis quelques mois d'obtenir de l'aide du gouvernement provincial pour résoudre cette affaire. « On va marteler le ministre [Hébert], la balle est dans son camp», lance M. Saindon.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer