Les Townshippers inquiets du projet de loi 14

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(MAGOG) L'Association des Townshippers s'avoue inquiète du contenu du projet de loi 14, qui vise notamment à modifier la Charte de la langue française. Elle espère que le gouvernement du Québec posera des gestes dans le but de calmer ses inquiétudes et celles des groupes qui partagent son point de vue.

« Le projet de loi 14 nous rend inquiets. Il faudrait que le gouvernement provincial montre du respect pour les gens de langue anglaise, qui ont aussi contribué à la société québécoise «, déclare le président de l'Association des Townshippers, Gerald Cutting.

Si le projet de loi est adopté sans modification, Québec sera en mesure de retirer le statut bilingue à une municipalité sans attendre une demande en ce sens de la part de celle-ci. M. Cutting admet que le passage conférant au gouvernement ce pouvoir lui déplait sincèrement.

« Est-ce qu'en retirant le statut bilingue à des municipalités, il y aurait un impact sur les services en anglais? Et là je ne parle pas de Montréal quand je fais allusion à d'éventuels impacts, mais du reste de la province où la réalité est tout autre que dans la métropole», remarque le président de l'organisme.

D'après Gérald Cutting, il serait préférable que le gouvernement Marois évite de « sortir le gros bâton « pour protéger la langue française. « Je suis d'accord que le français est une richesse énorme pour le Canada, mais j'ai peur qu'il ne reste plus d'anglophones au Québec à la fin. Il faudrait reconnaître que notre groupe linguistique est minoritaire au Québec et agir en conséquence. »

L'Association des Townshippers devrait présenter un mémoire lors de la commission parlementaire portant sur le projet de loi 14. Dans son document, l'organisme devrait aussi traiter de la francisation des petites entreprises et d'éventuels tests de français dans les collèges et écoles secondaires de langue anglaise.

À Potton

Comme à North Hatley et Ayer's Cliff, le pourcentage d'anglophones est passé sous la barre des 50 pour cent dans le canton de Potton. La municipalité se trouve donc sous le seuil minimum suggéré et risquerait donc de perdre son statut bilingue.

« Ce qui est sur la table concernant le retrait du statut bilingue des municipalités ne fait pas notre affaire», confesse le maire de Potton, Jacques Marcoux, en révélant que 47,7 pour cent de la population de son patelin est de langue maternelle anglaise.

M. Marcoux soutient que les plus jeunes membres de la communauté anglophone de sa municipalité s'expriment souvent bien en français, mais que les plus vieux ont beaucoup plus de mal à le faire.

« Considérant la position minoritaire du français en Amérique du Nord, je ne peux pas m'opposer à la protection de notre langue. Par contre, je crois que le gouvernement veut aller trop loin. Mais je ne tiendrais pas le même discours si on fixait le seuil minimum pour le statut bilingue à 30 ou 40 pour cent d'anglophones», admet-il.

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