Tarifs énergétiques: les stations de ski du Québec déçues

Les stations de ski du Québec pressent le gouvernement québécois de trouver une... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Archives La Tribune, Jessica Garneau

Jean-François Gagnon
La Tribune

(MAGOG) Les stations de ski du Québec pressent le gouvernement québécois de trouver une solution au problème auquel elles font face à cause des tarifs énergétiques élevés qui leur sont imposés.

Au sortir de son congrès annuel, l'Association des stations de ski du Québec (ASSQ) a publié un communiqué soulignant la déception de ses membres à l'égard du gouvernement. Cette amertume provient du fait que Québec, au cours des derniers mois, se serait montré disposé à résoudre les difficultés engendrées au sein de l'industrie par l'augmentation des tarifs d'électricité.

L'ASSQ fait valoir que les stations de ski de la province sont soumises à des tarifs d'électricité allant de 15 à 25 sous par kilowatt/heure lorsqu'elles utilisent leur système d'enneigement artificiel ou mettent en fonction leurs remontées mécaniques.

Ces tarifs équivalent à « deux ou trois fois le tarif domestique», note l'association.

Selon des données préliminaires, les centres de ski de la province ont subi une baisse de fréquentation globale de huit pour cent lors de la dernière saison hivernale, ceci vraisemblablement parce que l'hiver a été plus doux et moins enneigé.

« Nous aurions dû tirer profit pleinement de la situation climatique, l'hiver dernier, pour nous démarquer dans le nord-est de l'Amérique du Nord et ainsi attirer les amateurs de ski de l'Ontario et des États-Unis chez nous. Mais l'augmentation des capacités d'enneigement tarde en raison de notre désavantage tarifaire», soutient Christian Dufour, président de l'ASSQ.

Il importe cependant de souligner que la diminution de l'achalandage observée l'hiver dernier a été moins importante au Québec que dans le nord-est des États-Unis, où la baisse friserait 20 pour cent.

« Nous espérons toujours que le gouvernement pourra honorer son engagement à trouver des solutions novatrices pour appuyer notre industrie. Nous ne réclamons pas de grandes subventions publiques, mais simplement des ajustements pour envoyer le bon message aux stations, des entreprises qui veulent dynamiser le tourisme hivernal», conclut Claude Péloquin, président-directeur général de l'ASSQ.

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