M. Lamoureux a dressé un portrait très positif des finances de sa municipalité, qui permettent au conseil municipal de réaliser d'importants investissements sans avoir à s'endetter. «La seule dette de la municipalité provient du bassin de rétention que nous avons fait construire et que nous remboursons sur 10 ans, car c'est une infrastructure qui va servir aux générations futures», a-t-il souligné.
«On considère que le taux d'endettement acceptable pour une municipalité de notre taille est d'environ 1000 $ par habitant, ce qui signifie que nous pourrions avoir 9 M $ de dettes et ce serait toujours considéré comme acceptable. Or, présentement, notre dette équivaut seulement à 4 % de ce montant», a détaillé le maire.
M. Lamoureux a ensuite vanté les programmes municipaux de revitalisation du centre-ville. Il a indiqué que la Ville a investi 489 000 $ dans le programme de rénovation des façades, ce qui a incité les commerçants du secteur à y investir environ 9 M $. Le programme de diversification de l'offre a obtenu des résultats similaires, avec 91 000 $ dépensés par la municipalité qui ont mené à des investissements d'un peu plus d'un million de dollars par le secteur privé.
Le maire a aussi rappelé que, grâce aux subventions gouvernementales pour la réfection des infrastructures, plusieurs travaux ont été effectués récemment ou seront effectués prochainement dans la municipalité, notamment au Château Norton et au Pavillon des arts et de la culture. De plus, 300 000 $ seront investis dans la rénovation du stade de baseball Julien-Morin en vue des Jeux du Canada.
Non à la relance de la centrale Penmans
Même s'il reconnaît volontiers qu'Hydro-Coaticook représente une vache à lait pour la Ville, le conseil municipal a décidé de ne pas aller de l'avant avec la rénovation de la centrale Penmans. L'an dernier, le conseil avait pourtant annoncé que la centrale, endommagée par une inondation il y a de cela douze ans, serait remise en service.
«Les données ont changé», a expliqué M. Lamoureux dans son discours. «Lorsque nous avions fait nos évaluations, nous nous attendions à ce que la rénovation nous coûte environ 1,2 ou 1,3 M $. Avec les revenus qu'elle aurait générés, la centrale se serait payée elle-même en 15 ans, peut-être 18 au maximum.» Or, lorsque la municipalité est allée en appel d'offres, les soumissions reçues se trouvaient au-dessus de deux millions de dollars. «Nous avons décidé que ce n'était pas souhaitable d'investir autant afin de pouvoir faire baisser les taxes de 3 cents dans 30 ans», a conclu le maire.