Les conseillers municipaux se sont prononcés unanimement contre la proposition de M. Dépôt lors de l'assemblée publique tenue lundi à l'hôtel de ville. Ce riverain du lac Bowker désire qu'on réduise la vitesse permise des bateaux afin notamment d'éviter l'implantation d'un parcours de ski nautique.
Durant l'assemblée, le président de l'Association des propriétaires riverains du lac Bowker (APRLB), Lucien Savard, tout comme son homologue de l'Association du nautisme, de la pêche et de protection du lac Bowker (ANPPLB), Gino Castiglio, ont salué la décision du conseil municipal.
«Dans l'ensemble, les nombreuses personnes dans la salle étaient satisfaites de notre décision, affirme le maire du canton d'Orford, Pierre Rodier. Les présidents des deux associations de riverains pensent pouvoir ramener la paix autour du lac. Notre conseil ne voulait pas relancer des guerres intestines. C'est important que les gens s'entendent.»
Le demandeur admet pour sa part être «pas mal déçu. J'ai l'impression que le conseil ne souhaitait pas discuter de ce dossier. Et tout ça arrive après que Pierre Rodier se soit engagé à faire de la protection de l'eau une priorité pendant sa prochaine campagne électorale».
Pierre Dépôt affirme par ailleurs que le promoteur du projet de parcours de ski nautique, Raphaël Trottier, n'a toujours pas retiré sa demande auprès de Transports Canada. «Tant que son projet est actif au fédéral, il peut le réactiver», allègue-t-il.
Mais le maire du canton d'Orford ne s'en formalise pas. «M. Trottier doit nous envoyer une lettre à la municipalité pour indiquer qu'il abandonne son projet. Compte tenu du contexte, ce serait extrêmement surprenant qu'il revienne à la charge plus tard», soutient M. Rodier.
Une enregistreuse gênante
L'assemblée publique de lundi a par ailleurs donné lieu à une scène inhabituelle, dans une salle de conseil municipal, lorsque la greffière Brigitte Boisvert a exigé de Pierre Dépôt qu'il cesse d'enregistrer les propos des personnes présentes.
Le citoyen a même accepté d'effacer une partie de la carte mémoire contenue dans son enregistreuse.
«Mme Boisvert s'est tout simplement trompée. Elle a appliqué une règle qui existait dans une autre municipalité où elle travaillé dans le passé», explique Pierre Rodier.
Le maire ajoute que le citoyen impliqué recevra sous peu une lettre clarifiant la situation. «Les gens ont le droit de se servir d'une enregistreuse aux assemblées. Il faut que ça soit clair. D'ailleurs, des procès verbaux rendent compte de ce qui s'y déroule.»