Selon Daniel Nadeau, directeur du développement des affaires internationales chez Soprema, c'est la toute première fois que l'entreprise travaille sur un projet de cette ampleur. Il ne cache pas que l'aventure a été parsemée d'embûches, mais qu'elle aura permis à tous de grandir.
« Ce n'est pas comme une maison carrée munie de quatre murs et d'un toit. Il y avait des angles et tellement de détails. Nous avons mis du temps à concevoir la solution théorique, pour se rendre compte qu'en pratique, nous avions oublié certaines choses. Quatre-vingts pour cent des problèmes sont survenus lors de l'installation», a indiqué l'administrateur.
Environ le tiers du contrat total de 2,4 millions $ a été l'affaire des ingénieurs drummondvillois. Ces derniers ont dû se pencher non seulement sur la forme peu orthodoxe de la toiture rouge symbolique, mais aussi sur le fait que la température dépasse souvent les 40 degrés Celsius à cet endroit du globe.
La participation de Soprema à la construction du Ferrari World a convaincu le prince d'Abu Dhabi de faire appel à l'entreprise pour la construction de la zone « Icon» de son domaine. Pour l'occasion, les gens de Soprema entendent installer un système d'étanchéité qui n'existe pas encore au Moyen-Orient.
« C'est sûr que ce projet-là nous facilitera l'accès à d'autres projets du même type. Nous sommes maintenant perçus comme des chefs de file de notre domaine à l'échelle mondiale. C'est bon pour l'entreprise et c'est bon pour les gens de Drummondville », a ajouté M. Nadeau.
Au cours des dernières années, Soprema a également participé à la construction du Stade olympique de Pékin, du Beach Walk Katu de Bali, du Centre aquatique Greensborough, de Melbourne, du Centre de recherche médical Sidra de Doha et de l'Iconic Greenhouse d'Abu Dhabi.
Le logo de Ferrari qui se retrouve sur le toit du Ferrari World est long d'environ 200 mètres, ce qui en fait le plus grand jamais créé. La toiture peut contenir sept terrains de football.