« Présentement, je dirais que c'est comme avant le lock-out. La clientèle est au rendez-vous», commente Jocelyn Crête, président du syndicat des employés de la rôtisserie.
« Ça a été très fort à partir de la réouverture et jusqu'en mars. Je dirais que depuis la fin mars, c'est un achalandage plus normal. On peut dire que les Sherbrookois ont renoué avec leur Coq rôti. »
Le 16 janvier dernier, rappelons-le, c'est sur les chapeaux de roue que s'est faite la réouverture du Roi du coq rôti, à l'issue du plus long conflit de travail en Estrie, soit un lock-out de 40 mois. Malgré le froid assez vif, des gens attendaient en file à l'extérieur afin d'être parmi les premiers à passer leur commande de poulet au comptoir.
Selon M. Crête, le climat de travail est serein, autant avec l'employeur qu'entre les employés. « Avec les patrons, ça va mieux. Il y a encore des petites choses des fois qui accrochent, mais ça va bien dans l'ensemble. On sent une meilleure attitude, plus d'écoute. C'est mieux que c'était «, dit-il à La Tribune.
« On a eu besoin de quelques ajustements au départ entre les employés. C'est normal, après un si long arrêt de travail. Il y avait aussi de nouveaux membres du personnel. Il a fallu s'adapter. Ça va aller de mieux en mieux. »
Le 16 janvier, le Roi du coq rôti a ouvert ses portes sans service de livraison. Selon le président syndical, les clients semblent s'être résolus à se déplacer pour aller chercher du Coq directement au restaurant.