Le ministre Lessard est attristé par la fermeture de Lab Chrysotile

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La Presse Canadienne
Montréal

Le ministre Laurent Lessard qualifie de «très mauvaise nouvelle» la faillite de l'entreprise d'amiante Lab Chrysotile, annoncée mercredi à Thetford Mines.

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Laurent Lessard

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La décision de la minière constituait une surprise pour le ministre, dont les représentants siégeaient jusqu'à récemment sur un comité de relance de la mine.

Le ministre Lessard, lui-même un ancien maire de cette ville de Chaudière-Appalaches, veut toutefois croire le patron de l'entreprise, Simon Dupéré, qui affirme qu'il s'agit uniquement d'une étape vers une reprise des activités de la mine.

M. Dupéré plaide qu'il ne pouvait restructurer ses activités sans passer par un dépôt de bilan. En entrevue mercredi avec La Presse Canadienne, il a laissé entendre que la majorité des 350 travailleurs devraient conserver leur emploi avec la relance.

Le ministre Lessard s'est aussi voulu rassurant quant à l'avenir de l'industrie de l'amiante. Il a fait valoir que la demande mondiale pour l'amiante du Québec existait toujours, mais a admis que l'arrêt complet de l'industrie québécoise n'était pas positif. La seule autre mine d'amiante au Québec, la mine Jeffrey, est en arrêt de production.

Laurent Lessard, en charge de la région de Chaudière-Appalaches au conseil des ministres, a ajouté que le gouvernement du Québec n'était pas fermé à l'idée de fournir un coup de pouce financier à la mine de Lab Chrysotile, tout comme il le fait avec la mine Jeffrey, à Asbestos.

«On avait demandé à M. Dupéré de faire le travail qu'il avait à faire pour éventuellement déposer son plan de développement et que le gouvernement allait regarder ça du même oeil qu'à Asbestos», a-t-il affirmé.

Par ailleurs, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) s'est lui aussi attristé de la situation dans laquelle se trouve ce secteur.

«Je trouve ça triste. Vous savez, moi, quand j'ai commencé au syndicat des Métallos, on avait 8000 travailleurs de l'amiante, aujourd'hui il n'en reste plus un», a déploré Michel Arsenault.

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