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Une équipe congolaise en résidence au CASJB

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Le projet Bongo té, tika! (Pas comme ça, arrête!) du Théâtre des Petites lanternes franchira une nouvelle étape, à la fin octobre, quand des membres de l'équipe de la République démocratique du Congo viendront séjourner en résidence au Centre des arts de la scène Jean-Besré (CASJB).

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(Sherbrooke) Le projet Bongo té, tika! (Pas comme ça, arrête!) du Théâtre des Petites lanternes franchira une nouvelle étape, à la fin octobre, quand des membres de l'équipe de la République démocratique du Congo viendront séjourner en résidence au Centre des arts de la scène Jean-Besré (CASJB). « C'est la première fois qu'une équipe du continent africain vient ici », souligne Angèle Séguin, directrice artistique du Théâtre des petites lanternes.

Commencé en 2015, Bongo té, tika! est un processus de cocréation avec la RDC portant sur les violences faites aux femmes et aux filles.

Le projet du Théâtre des petites lanternes, mené en collaboration avec Oxfam-Québec et Affaires mondiales Canada, a permis de donner la parole au peuple de la RDC, avec une « Grande cueillette des mots », comme celle menée au sein de la communauté de Lac-Mégantic à la suite de la tragédie ferroviaire du 6 juillet 2013.

Des pages et des pages de textes recueillis naîtra une pièce de théâtre, qui fera l'objet de 80 représentations à Kinshasa.

Le but est de sensibiliser la population à ce fléau.

« Tous les carnets d'écriture ont été faits, je suis présentement en coécriture avec (l'auteure) Marie-Louise Bibish Mumbu. On arrive vraiment à l'étape de la production. On est en train de terminer l'écriture », précise Angèle Séguin, qui s'est rendue trois fois dans ce pays africain. Mme Bibish Mumbu est une auteure congolaise qui vit à Montréal.

La compagnie de théâtre sherbrookoise accueillera plusieurs partenaires artistiques congolais. Ils seront sept, au total, à venir en résidence ici, dont des comédiens et un metteur en scène.

« Ils arrivent pour la recherche-création en octobre... Quand ils vont venir, le 24 octobre, il va y avoir un laboratoire où ils vont présenter des extraits de leur travail. » L'équipe sera à Sherbrooke pendant un mois.

La pièce sera présentée pour la première fois le 9 février prochain à Kinshasa.

« Étant donné qu'on aura beaucoup d'ajustements à faire sur le texte, on souhaitait que l'équipe congolaise vienne ici », indique Mme Séguin, interviewée en marge du dévoilement de la programmation du festival Rivières de lumières.

« On est dans un pays où les violences faites aux femmes, c'est endémique (...) On a pensé qu'avec les arts, on pouvait arriver à dire à voix haute ce que de façon plus politique, ou dans les organisations, on n'arrive pas (à dire) parce qu'on a des contraintes... C'est une voix qui est plus libre. »

Pour réaliser ce projet, un comité de pilotage réunissant environ 18 personnes a été mis sur pied, provenant notamment de l'ONU et de l'UNESCO.




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