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Paul Piché, reconnaissant pour ses 40 ans de carrière

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De passage à la Fête du lac des Nations dimanche, Paul Piché entend prendre beaucoup de plaisir à cet endroit qu'il affectionne particulièrement.

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Matthew Vachon
La Tribune

(Sherbrooke) Chanteur émérite doté d'une grande plume, Paul Piché charme la Francophonie depuis 40 ans déjà. Archéologue de formation, il ne semblait pas prédestiné à une carrière musicale couronnée de succès.

« J'aurais été prêt à croire que toutes ces belles choses allaient m'arriver, mais j'aurais douté beaucoup. Je me souviens du temps où j'avais réalisé mon premier album et j'étais très impressionné par le travail accompli par mes collaborateurs. D'ailleurs, au lancement de mon premier disque en 1977, ça n'a vraiment pas bien fonctionné dans la première année. J'étais alors prêt à dire que mon seul album aurait été une belle petite aventure », raconte Paul Piché.

Le sort en a finalement décidé autrement, lui qui a signé par la suite pas moins de 11 opus échelonnés sur quatre décennies. Sa première oeuvre À qui appartient le beau temps? sera notamment certifiée disque platine (100 000 exemplaires vendus) en plus d'être considérée comme l'un des albums phares de la chanson québécoise de la décennie.

Mais ce ne sont pas les choses quantifiables qui le rendent le plus fier de son oeuvre. « Si je devais choisir, c'est la continuité dans mon travail. On célèbre 40 ans parce que je suis toujours présent aujourd'hui dans l'univers de la musique et que je n'ai jamais arrêté de faire des spectacles. Le public m'a donné ce privilège et il est encore là, même après tout ce temps. »

Il est d'ailleurs passé de la parole aux actes en s'offrant une tournée afin de souligner ses noces d'émeraude avec ses admirateurs. Celle-ci s'est amorcée par le Centre Bell en mars. « C'était magnifique! Ça a vraiment été touchant de rassembler un public de toutes les générations. C'était ça le but, puisque je me suis retrouvé avec des artistes plus jeunes que moi également. J'avais envie de remercier les gens pour leur présence. J'ai souvent tendance à dire que, lorsqu'on fait des spectacles, les gens viennent nous voir, mais ils viennent aussi se voir. C'est beau d'admirer la solidarité et c'est quelque chose qui me touche. On converge vers une émotion qui est véhiculée par un artiste », croit l'homme de 63 ans.

Un attrait pour l'Estrie

De passage à la Fête du lac des Nations dimanche, le Montréalais d'origine entend prendre beaucoup de plaisir à cet endroit qu'il affectionne particulièrement. « Le lac des Nations est un lieu magnifique et j'en garde un souvenir très marqué. Je trouve cela fantastique comme amphithéâtre naturel. Le public de toute la région est également très chaleureux. Ça va être une représentation unique avec Vincent Vallières, Florence K et Marco Calliari, notamment », souligne-t-il.

Le parc Jacques-Cartier n'est cependant pas le seul à avoir une valeur particulière aux yeux du chanteur québécois. Ne se lassant pas de faire de petites salles intimes, il est venu à quelques reprises livrer des prestations en solo au Cabaret d'Eastman au cours des deux dernières années.

« J'aime ça faire des endroits comme ça, où il y a peu de personnes. Je le fais seul avec ma guitare, souvent lorsque je suis en période d'écriture. Ça me permet d'essayer de nouvelles chansons et je me retrouve ainsi comme à mes débuts. »




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