Valaire : Gros morceau et petit stress

Les ex «  p'tits gars » de Valaire sont des... (La Tribune, archives, Maxime Picard)

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Les ex «  p'tits gars » de Valaire sont des habitués de la Fête du lac des Nations.

La Tribune, archives, Maxime Picard

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Ce sera leur troisième fois à la Fête du lac des Nations. Leur quatrième si on compte l'édition 2010, où ils avaient donné naissance, pour la circonstance, à leur formation parallèle Qualité Motel. Mais chez les ex « p'tits gars » de Valaire, pour qui la grande fiesta musicale et pyrotechnique sherbrookoise représente un gros morceau d'enfance et d'adolescence, jouer au parc Jacques-Cartier sera toujours un moment particulier.

« Non seulement parce que nous avons grandi avec la Fête du lac et que nos familles sont encore ici, mais Sherbrooke est aussi une ville étudiante où il y a un gros mouvement de population. On ne peut donc jamais tenir notre jeune public comme acquis. Il y a toujours un petit stress, parce qu'on se demande si l'auditoire sera au rendez-vous et s'il embarquera », répond Luis Clavis.

Justement, pour que les Estriens aient droit à une prestation « personnalisée », différente de celles données récemment au Festival de jazz de Montréal et au FestiVoix de Trois-Rivières, le directeur de la Fête du lac Jean-Pierre Beaudoin a demandé au quintette d'ajouter « des trucs et des gens » au spectacle de mercredi prochain. Voilà pourquoi Karim Ouellet, Fanny Bloom et Yann Perreau seront notamment de la fête.

Pour les deux premiers, on n'est pas surpris : Karim Ouellet et Valaire ont pondu ensemble la chanson L'amour est un monstre en 2014, alors que Fanny Bloom, collaboratrice et amie de longue date, a mis sa touche sur les albums Golden Bombay et Oobopopop (le plus récent, paru l'an dernier), en plus d'avoir formé La patère rose pendant quelques années avec Roboto et Kilojules.

« Beaucoup d'événements ont fait que nous avons connu Yann Perreau au fil des années. Nous avons participé ensemble à un spectacle-hommage à Félix Leclerc sur les plaines d'Abraham. Il a aussi fait une chanson sur l'album de Qualité Motel et nous a rejoints quelques fois sur scène à la sortie du disque. C'est un gars bien de party, qui marche très bien avec nos trucs. On finit toujours par se retrouver sur la même route. »

Au moment de l'entrevue, soit une dizaine de jours avant leur présence sherbrookoise, Luis Clavis ne savait pas trop encore si la gang allait interpréter des chansons du groupe ou de leurs invités. Pas stressés, les Valaire?

« Notre spectacle est déjà monté et on sait qu'il marche. On ne serait pas inquiets du tout si on nous demandait de faire une heure et demie tout seuls. Il ne reste qu'à ajouter quelques tounes. On va regarder ça cette semaine avec nos invités. Nous allons garder les chansons qui donneront le show le plus festif et le plus dans les dents possible. »

Sept spectacles en dix jours

Il faut dire que Valaire a eu l'occasion de roder sa prestation depuis l'hiver dernier, y compris devant le public étranger. Le groupe revient en effet d'une virée européenne, sa première depuis qu'il a signé avec l'agence de tournée britannique X-ray Touring. Le quintette a donc fait des escales à Amsterdam, Paris, Brighton, Londres, Berlin et Hambourg en mai dernier. Sept spectacles en dix jours.

« Ça a été assez intense, mais ça s'est super bien passé. C'était une tournée partagée entre des villes souvent visitées (comme Paris, où on savait que la salle serait pleine et qu'elle allait lever) et de nouveaux territoires comme Amsterdam, où c'était plus confrontant. Il n'y avait pas beaucoup de personnes... mais elles sont toutes restées après. On pourrait parler d'une tournée de contrastes flagrants... et c'est pour ça qu'on fait ce métier-là. Nous avons eu de belles salles en Allemagne, où nous n'étions pas allés depuis longtemps. »

Après l'été, Valaire compte relancer la machine avec Qualité Motel. « Nous voulons vraiment sortir de la nouvelle musique assez vite, sans trop nous poser de questions, pour avoir rapidement un album. »

C'est dans les périodes un peu plus creuses que Valaire compose davantage pour l'image. Le groupe, à qui l'on doit l'ouverture En mode Salvail, a notamment signé pour l'automne prochain un nouveau thème destiné à Plus on est de fous, plus on lit, l'émission radiophonique de Marie-Louise Arseneault à ICI Première. Valaire a aussi mis la griffe sur une nouveauté automnale de Télé-Québec, dont Luis ne peut parler pour l'instant. Tous se souviennent également de leur composition pour le spectacle sons et lumières sur la Sagrada Familia de Barcelone, avec Moment Factory, en 2012. Et l'été dernier, à Québec, Valaire a joué sur scène, à côté des acrobates, la musique de Crépuscule de la compagnie de cirque Flip Fabrique.

« Ce projet-là nous a servi aussi, parce qu'on ajustait nos pièces pour la scène, ce qui nous permettait de roder en même temps les chansons du spectacle d'Oobopopop. Mais entre les albums Golden Bombay et Bellevue, nous avions vraiment fait plus de démarches auprès des boîtes de production. Nous avons fait beaucoup de musique pour la publicité à cette époque. Mais en ce moment, ce n'est pas notre priorité. »

L'arrivée d'Alan

À maintenant douze ans de vie à cinq, la cohésion et l'unité au sein de Valaire sont toujours aussi bonnes. Il faut dire que, même si le groupe a fait paraître son premier album en 2005, la plupart des membres se connaissent depuis l'enfance.

« Ça va très bien. Il y a des remises en question normales à chaque étape, à chaque disque, mais c'est très sain. L'équilibre dans la communication, nous l'avons depuis que nous sommes tout petits. C'est vraiment loin d'être une inquiétude. L'arrivée d'Alan Prater nous a aussi fait prendre conscience de cette chance que nous avons de faire ce métier-là. »

Pour mémoire, Alan Prater est cette légende funk qui a déjà accompagné les Jackson avec son trombone dans les années 1980 et qui a mis sa voix sur Oobopopop. Il suit maintenant Valaire sur scène.

« Il a une trentaine d'années de plus que nous, alors ça change la dynamique, mais il fait ce métier pour les bonnes raisons. C'est le genre de gars qui apprécie chaque moment et qui est reconnaissant pour tout ce qui peut lui arriver musicalement », raconte Luis à propos de l'artiste qu'ils ont connu au sein du groupe montréalais The Brooks.

Vous voulez y aller

Valaire

Avec Yann Perreau, Fanny Bloom, Karim Ouellet et Freddy V.

Mercredi 19 juillet, 22 h 30

Fête du lac des Nations

Entrée : 16 $




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