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Retours d'amis et nouvelles sensations au Vieux Clocher de Magog

Bernard Caza... (La Tribune, archives, René Marquis)

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Bernard Caza

La Tribune, archives, René Marquis

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Bernard Caza a de beaux problèmes ces temps-ci. L'agenda des week-ends du Vieux Clocher de Magog, dont il est le directeur artistique depuis 37 ans, est presque complet d'ici Noël. Il ne reste que deux ou trois ouvertures, pour « être sur la coche » au cas où un artiste incontournable se présenterait à la dernière minute.

« Dans la conjoncture actuelle, nous sommes très chanceux », reconnaît le porte-parole de la salle magogoise qui, du 1er septembre 2015 au 31 août 2016, a présenté 152 spectacles devant 42 000 spectateurs.

Bernard Caza explique le succès actuel par la réputation établie du Vieux Clocher et par l'expérience de proximité que permet la salle en formule cabaret, tant entre les artistes et le public qu'entre les spectateurs entre eux, qui peuvent arriver plus tôt et discuter autour d'un verre avant le spectacle.

« Ce qui est plus difficile dans une salle de spectacles conventionnelle. Et avec les réseaux sociaux et les phénomènes comme Netflix, les occasions de sortir et de voir du monde sont moins fréquentes. Un endroit comme le nôtre devient un lieu de vie et de rassemblement », observe-t-il.

En tout cas, les soirs où le Vieux Clocher doit annuler ou reporter une prestation (c'est arrivé deux fois durant la dernière saison, notamment lorsque les soeurs Boulay ont eu un accident de voiture), les restaurants de la rue Principale s'en ressentent, affirme-t-il.

« Quand je regarde la liste d'artistes des prochains mois, je constate qu'il y a beaucoup d'amis du Vieux Clocher qui reviennent. Certains en sont à leur deuxième, troisième passage chez nous, alors qu'ils n'ont même pas encore visité certaines villes. »

C'est le cas de Simon Leblanc, qui vient roder sa nouvelle prestation (Malade) au début de juin, puis toute une semaine en juillet... même si son premier spectacle tourne encore.

« Simon a tellement de choses dans la tête, c'était impossible pour lui de garder en dedans tout ce matériel, en attendant la fin de son premier spectacle. Alors il fera tourner les deux en même temps »,

résume Bernard Caza, lui-même étonné devant un tel phénomène.

Grand laboratoire

En fait, il y avait longtemps que le Vieux Clocher n'avait pas présenté, dans sa programmation estivale, autant de primeurs, rodages et vols d'essai en humour, sur autant de jours. À commencer par François Bellefeuille, qui montera sur scène 17 soirs en juin et juillet. Jérémy Demay, qui a déjà offert quatre soirées de rodage à guichets fermés depuis le 31 mars, se tapera douze prestations (en comptant celle de vendredi). Laurent Paquin et Guy Nantel (ce dernier en primeur) viennent aussi offrir leur nouvelle création pendant une semaine en août.

« Le Vieux Clocher demeure un grand laboratoire pour les humoristes. Il y a des choses, dans les spectacles d'humour, qui ne s'inventent pas, qui naissent de la proximité avec le public. Et un gars comme François Bellefeuille peaufine sans arrêt. Même à la fin de sa précédente tournée [plus de 430 représentations et plus de 300 000 billets vendus], je le voyais encore changer et modifier des choses. Je n'ai donc vraiment pas peur d'un rodage avec un gars comme lui. Il pense à tout. Depuis l'été dernier qu'il voulait commencer ici. Ça doit faire plus de dix ans qu'on n'a pas reçu une artiste sur autant de soirs dans le même été. »

Le retour d'Anthony Kavanagh, en septembre, ne devrait pas passer inaperçu. « C'est particulier pour moi, qui ai connu ce gars-là jeune et tannant, de le voir revenir marié, avec des enfants, mais avec le même moteur créatif. »

À travers l'impressionnante brochette (Dominic et Martin, Yves P. Pelletier et les Denis Drolet seront là en automne avec leur nouveau bébé) se faufilent quelques nouvelles sensations, dont Katherine Levac, déjà à guichets fermés en octobre, mais qui reviendra quatre autres soirs, en décembre et janvier.

Eau au moulin

Le Vieux Clocher gardera ses traditionnels dimanches en chanson pendant l'été, avec Louis-Jean Cormier, Groenland, Fred Fortin et 2Frères (le duo en sera à ses 11e et 12e passages), alors que l'automne sera garni des retours de Bruno Pelletier (qu'on n'avait pas vu au Vieux Clocher depuis des années), Gabriella, Kaïn et Vincent Vallières (14 octobre et 11 novembre). Ce dernier ne pouvait évidemment pas négliger sa ville et son ancien gérant.

Depuis qu'il est uniquement devenu directeur artistique du Vieux Clocher de Magog il y a 18 mois (il n'est plus propriétaire de l'édifice), Bernard Caza n'a pas vu de différence notable. « Je suis encore entièrement responsable de la programmation, sauf que j'ai maintenant des idées qui me viennent du conseil d'administration. Avant, j'étais seul à tout supporter. Maintenant, je me sens épaulé et j'ai des gens pertinents qui apportent de l'eau au moulin. »




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