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Lac-Mégantic : la Chapelle du Rang 1 revit

Stéphane Lavallée, à droite, a fait l'acquisition de... (La Tribune, Ronald Martel)

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Stéphane Lavallée, à droite, a fait l'acquisition de la petite chapelle anglicane St. Barnabas, située rue Agnès, à Lac-Mégantic, tout simplement pour la conserver, vu son importance dans l'histoire de Lac-Mégantic. Mais avec ses trois fils, dont Hubert, son plus jeune (à gauche), il a eu l'idée de la mettre en valeur en y présentant des spectacles musicaux intimistes.

La Tribune, Ronald Martel

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(Sherbrooke) Il n'est pas resté longtemps à rien faire, le directeur sortant du Bureau de reconstruction du centre-ville de Lac-Mégantic : Stéphane Lavallée vient d'annoncer qu'il se lance dans la diffusion de spectacles musicaux, avec ses trois fils comme partenaires, Jérôme, Hubert et Félix.

M. Lavallée a fait l'acquisition, il y a six mois, de la petite chapelle St. Barnabas, de confession anglicane, bâtie en 1891. Il l'a rebaptisée la Chapelle du Rang 1, car elle a été érigée en bordure de ce qui était, à l'époque, le rang 1 du village d'Agnès, premier secteur habité de Lac-Mégantic. Elle se trouve au 3394, rue Agnès.

« Je l'ai achetée fin 2016, sans projet spécifique. C'est une belle petite place, tout simplement fantastique! C'était pour préserver ce joyau patrimonial, dans un premier temps, et le mettre en valeur éventuellement. Car cette église a été importante dans l'histoire de Lac-Mégantic », raconte Stéphane Lavallée.

« Le premier office religieux y a été célébré le 31 mai 1891. Elle se trouvait pas mal au centre du village qu'habitaient les premiers Écossais, des Américains aussi. Les Canadiens français sont arrivés plus tard. Et les deux villages d'Agnès et Mégantic ont fusionné en 1907, pour former Mégantic d'abord, et beaucoup plus tard, Lac-Mégantic. »

Des travaux de restauration seront nécessaires pour rehausser l'aspect du bâtiment, surtout à l'extérieur.

« Une nouvelle toiture s'en vient ces jours-ci et le revêtement extérieur a besoin d'être rafraîchi. Par contre, l'état de conservation de l'intérieur est presque impeccable. Les vitraux sont encore très beaux. La petite église a besoin d'amour et d'investissement! C'est le genre de bâtiment que les gens ne se ruent pas pour acheter. Un entretien régulier sera ensuite nécessaire », convient M. Lavallée.

« Lorsque la dernière paroissienne est décédée, il y a quelques années, ils ont désacralisé la chapelle et il ne s'est rien passé ici par la suite. Il n'y a pas grand monde, parmi les francophones, qui sont déjà entrés ici, dans le voisinage. Il faut dire que l'endroit a plus de valeur quand on permet aux gens de la communauté d'investir les lieux. C'est là que le patrimoine va prendre tout son sens. »

Soixante places

Hubert, son plus jeune fils, assumera la direction artistique en négociant avec les artistes. « C'est une petite salle de 60 places. Selon l'humeur des artistes, s'ils veulent se faire plaisir et selon l'engouement pour l'expérience, ils vont accepter de venir ici pour un cachet moindre. Ça se parle déjà entre eux comme un super endroit », admet le jeune homme.

Parmi les artistes déjà annoncés à partir du 14 juillet jusqu'au 3 septembre figurent Pierre Flynn, Maxime Landry, Karim Ouellet, Fabiola, Safia Nolin, Samuele, Soran, Marie Onile et La Bronze.

Jérôme agira comme directeur général, et Félix, qui a une compagnie de design et de construction, s'occupera de l'aménagement. Ils seront tous barmans, les soirs de spectacle, servant des produits bio locaux et québécois. Stéphane, le paternel, pour sa part, aura pour rôle d'être le chef d'orchestre de cette aventure.

« Je suis un grand amateur de musique, sans en jouer, sans chanter! Cette idée de la formule acoustique, je l'ai depuis que je me suis occupé du Musi-Café d'été, après ce qui est arrivé en 2013. Nous offrirons une animation culturelle complémentaire, sans concurrencer ce qui existe déjà. Avec une ambiance de salon, de spectacle privé. C'est un plaisir qu'on se fait. Pour la rentabilité, si l'été nous permet de faire nos frais, ce sera parfait. »

Pour la chance, un sou canadien de 1909 a été trouvé dans une fente du plancher d'origine, sous le tapis et le linoléum qui ont été enlevés.




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