Liberté, on chuchote ta parole

La directrice artistique du Festival du texte court... (Spectre Média, René Marquis)

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La directrice artistique du Festival du texte court de Sherbrooke, Sophie Jeukens.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) La parole s'offre une tournée de grand cru sous le thème de la liberté. En fait, il n'y aura pas de thème, et c'est là toute la liberté que s'accorde l'édition 2017 du Festival du texte court de Sherbrooke.

« C'est un gros move dont je suis vraiment contente », annonce la directrice artistique de la traditionnelle célébration de la parole, Sophie Jeukens.

« Les thèmes qu'on avait mis en place en 2008 nous ont servi un bon bout, mais là, je me suis dit non, on met ça de côté et je me donne la liberté d'inviter qui je veux sans contrainte de style », raconte celle qui assure la direction artistique de la Maison des arts de la parole et du Festival depuis 2012.

Sans contrainte de style, on a donc invité l'auteur et interprète Mathieu Arsenault à venir présenter l'adaptation théâtrale de La vie littéraire, un roman fragmenté qui botte le derrière de l'industrie du livre, des auteurs, éditeurs, critiques, lecteurs et lancements au vin et aux rires cheaps.

Cette soirée proposée au Tremplin se déroulera le samedi 27 mai, à la troisième journée d'un festival qui sera lancé le jeudi 25 par le fameux slam de contes où sont attendus conteurs et slameurs de la région pour une joute oratoire devant juges et public à la Maison des arts de la parole qui a pignon sur Wellington Nord.

Coups de gueule en trio

C'est là aussi que se donneront le lendemain les coups de gueule de Marianne Roy, Véronique Grenier et Nicholas Giguère, trio d'auteurs invités à exprimer sinon tout, à tout le moins une grande part de leurs petits et grands mécontentements par le biais de textes inédits créés expressément pour l'occasion.

Ces coups de gueule suivront de peu la présentation in situ des Paysages (d)'intérieurs de l'artiste Alex-Ann Boucher, qui tout le mois de mai, suivra à la trace le travail en résidence chez Sporobole du sculpteur Christophe Varady-Szabo afin de créer sa propre prestation.

« On a grandi et on s'est professionnalisé, ça nous permet d'aller là où on veut aller et d'oser encore davantage les choses, note Sophie Jeukens, visiblement fière de sa programmation.

« C'est un événement de diffusion, mais qui permet aussi de susciter la création, c'est un grand plaisir », renchérit-elle.

Son rôle de diffuseur permet aussi à Jeukens de se réjouir de toutes ces nouvelles voix qui percent le moule en cherchant la poésie partout où elle se trouve, pas que dans les livres. « Les scènes qui existent influencent les voix qui sont dans l'effort de communication, et ça, ça me plait, lance-t-elle. Les gens ont des choses à dire, ils cherchent des façons de le faire et un public pour les écouter. »

Un public de plus en plus présent et diversifié au fil des ans depuis les tout débuts du Festival du texte court en 2006, et qui saura apprécier la rencontre du cabaret de clôture qui réunira à La Petite Boîte noire le dimanche 28 mai les Mathieu K. Blais. Catherine Cormier-Larose, Pascal-Angelo Fioramore, Catherine Kidd, William S. Messier et Érika Soucy.

Les passeports au coût de 25 $ permettent l'accès à toutes ces activités, du grand, version bar open.




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