L'OSS immortalise ses plaisirs coupables

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L'OSS a lancé, mercredi, un premier album en 77 ans d'existence, Les plaisirs coupables. Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke, Nicolas Bélanger, directeur général de l'OSS, Mario Trépanier, directeur général du Centre culturel de l'UdeS, Vincent Cloutier, président du c.a. de l'OSS, et Stéphane Laforest, chef d'orchestre de l'OSS, étaient très fiers de participer au lancement.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) « Ce premier album, en 77 ans d'existence, vient immortaliser l'Orchestre symphonique de Sherbrooke. Parce que c'est bien d'avoir des archives, des extraits musicaux, des procès-verbaux, des dépliants publicitaires, mais je crois qu'il faut plus que cela pour immortaliser un organisme comme le nôtre. C'est un moment historique pour l'orchestre, mais aussi pour la région », a révélé le chef d'orchestre et directeur artistique Stéphane Laforest lors du lancement, du disque Les plaisirs coupables, mercredi, au Centre Québecor,

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Stéphane Laforest

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C'est l'engouement pour les concerts du même nom, présentés lors des deux dernières années à guichets fermés, qui a convaincu le maestro d'enregistrer un album. Les 14 pièces de cet opus ont été sélectionnées dans le répertoire très accessible de ces deux concerts. Plusieurs figurent parmi les meilleurs succès de la musique classique.

La Cinquième de Beethoven, l'Air sur la corde de sol de Bach, Bacchanale extraite de l'opéra Samson, Les toréadors extraite de l'opéra Carmen de Bizet.

« On a choisi 14 compositeurs différents pour les faire découvrir aux gens et aussi pour offrir différents styles de pièces. Des vites, des lentes, des romantiques, des virtuoses. On voulait faire plaisir aux gens du public, les attirer aux concerts et une fois qu'ils sont là, leur faire découvrir des choses plus compliquées. Et ils aiment ça. C'est pour ça qu'on a 950 abonnés et 1500 personnes par concert. C'est unique au Québec. Ça tient du miracle. L'OSS, qui fait beaucoup de jaloux, vit ses plus belles années » se réjouit le chef d'orchestre en remerciant du même souffle ses musiciens d'accepter de se faire diriger par une personne aussi exigeante que lui.

« Le public choisit de nous faire confiance année après année alors qu'on est en compétition avec Robert Charlebois, Isabelle Boulay et même Simple Plan et l'Orchestre symphonique de Montréal puisque sur YouTube, on peut tout trouver », ajoute celui qui dirige l'OSS depuis 18 ans.

L'album a été enregistré en une seule journée, le 20 février, à la Salle Maurice-O'Bready, par Larry O'Malley, pdg d'Audiobec Sono-Video. Le compositeur Andrew P. MacDonald a aussi pris part à la session d'enregistrement.

« Le but de cet album n'est pas de faire de l'argent. Le but est de permettre aux mélomanes de Sherbrooke d'amener l'OSS avec eux partout. En voyage, en voiture, à la maison. Dans leur salon, ils pourront faire écouter l'orchestre à leurs amis qui ne viennent pas aux concerts de l'orchestre, mais qui pourraient venir dans un avenir prochain », a souligné le directeur général de l'organisme, Nicolas Bélanger.

L'album sera également une belle carte de visite et le maire Bernard Sévigny, qui était présent au lancement, a promis de le distribuer « fièrement » en cadeau à ses futurs invités.

Pour sa part, le président du conseil d'administration, Vincent Cloutier, a tenu à remercier les partenaires et commanditaires du projet, soit le Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, la Ville de Sherbrooke et Canimex.

Le disque Les plaisirs coupables, produit et distribué par l'OSS, sera mis en vente au coût de 25 $, vendredi, lors de l'événement de clôture de la saison, le grand concert BMO Chopin-Mahler. Il sera également disponible lors des événements subséquents de l'OSS.

« L'album n'est pas parfait. Je n'ai pas la prétention de dire que c'est le plus beau disque classique qui existe, mais je peux vous dire qu'il est beau en tabarnouche. Je ne suis pas gêné de comparer le résultat avec celui de n'importe quel orchestre professionnel. Il y a des bouts qui sonnent aussi bien que l'Orchestre philharmonique de Berlin. C'est magnifique », conclut le maestro.




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