• La Tribune > 
  • Arts 
  • > Pascal Allard : l'homme qui voulait marier Renée Martel 

Pascal Allard : l'homme qui voulait marier Renée Martel

Originaire de Drummondville, Pascal Allard vient de lancer... (Fournie)

Agrandir

Originaire de Drummondville, Pascal Allard vient de lancer un premier album country, intitulé Je voulais marier Renée Martel.

Fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

(Saguenay) Pascal Allard est un être singulier. Non seulement a-t-il écrit une chanson intitulée Je voulais marier Renée Martel, mais le Drummondvillois d'origine profite de chaque soir de congé pour revoir son spectacle, note par note, afin de prévenir tout risque de décalage. « C'est une question de respect », explique-t-il.

Perfectionniste, le chanteur et guitariste ne tient pas sa notoriété naissante pour acquise. Néanmoins, il faut reconnaître que son premier album a attiré l'attention des amateurs de country et aussi des autres, heureux de découvrir un artiste au ton différent. Quand un type aligne des titres comme Les amants de spare et Mes anges sont sur le payroll du diable et qu'il se définit comme un adepte du néo-trad, tendance Americana, on sait qu'on n'a pas affaire à une vedette en préfab.

« Je suis bizarre, à la fois artiste et intello, raconte Pascal Allard. Dans la vie, j'aime comprendre d'où viennent les affaires, comment ça marche, et c'est pareil pour le country. Je travaille de façon méticuleuse, ce qui explique que, sur l'album, j'ai tout composé, y compris les solos. Je joue aussi de tous les instruments, à l'exception de la steel guitar. »

S'il était un oiseau, l'origine de ses compositions expliquerait son plumage bigarré. Sur Les amants de spare, c'est son amour des Eagles qui trouve à s'exprimer, ce qui reflète le moment où cette pièce a vu le jour. « Glenn Frey venait de mourir et je m'étais tapé toute la discographie. C'est donc un hommage à leur jeu de guitare et j'ai mixé les voix comme eux. Trop fortes », explique l'artiste d'un ton amusé.

De son côté, Bonheur en gélule trouve sa source chez l'immortel Brian Wilson, l'homme derrière Good Vibrations et God Only Knows. « J'ai créé une finale à la Beach Boys », précise Pascal Allard, dont les idoles de jeunesse avaient pour noms Bobby Hachey et Roy Orbison, tandis que son favori entre tous demeure l'Américain Dwight Yoakam.

Ce qui lui plaît chez cet artiste, entre autres, c'est l'acharnement dont il a fait preuve à ses débuts, à Los Angeles. Faire du country dans cette ville était aussi peu évident que chanter avec une voix haut perchée, une caractéristique avec laquelle le jeune homme de 25 ans a dû se réconcilier en cours de route. « Je ne l'aime pas tant que ça, mais en baissant mon range, j'ai découvert de nouvelles textures. J'ai fini par l'accepter, tandis que le public la trouve originale », énonce-t-il.

Maintenant que l'album est sorti, qu'on lui a donné de grands coups d'encensoir, l'homme est content d'avoir persisté et de défendre des compositions originales, au lieu de se cantonner dans les reprises. « Mon mentor, Irvin Blais, me conseille de rester moi-même et de foncer. C'est un gars qui se bat pour le matériel original. Il dit que c'est avec mes chansons que le monde va m'aimer et déjà, je me sens comme si j'avais gagné le million. »




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer