Musico-poétiquement vôtres

Marianne Verville (au centre) et le du duo... (Collaboration spéciale, Marianne Deschênes)

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Marianne Verville (au centre) et le du duo Guajira, formé de Jean-François Tremblay (à gauche) et de Luc Cloutier, lancent aujourd'hui leur album conjoint, (Dé)partir.

Collaboration spéciale, Marianne Deschênes

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Elle est poète et slameuse, elle fait sa marque dans la lecture-performance en Estrie et ailleurs depuis plusieurs années, remportant en 2015 le prix Relève du Conseil de la culture de l'Estrie. Ils forment un duo musical instrumental depuis presque dix ans et ont réalisé trois disques, parvenant à livrer de multiples sonorités en n'étant que deux, grâce à leurs talents de multi-instrumentistes.

En somme, Marianne Verville et le duo Guajira, formé du guitariste Jean-François Tremblay et du batteur Luc Cloutier, étaient dans des univers totalement différents. Voilà pourtant qu'ils lancent un album conjoint, (Dé)partir. Et il faut insister sur le mot réalisé ici, car Guajira n'a pas simplement mis en musique les poèmes de Marianne. L'inspiration est allée dans les deux sens et mademoiselles a aussi écrit des textes en écoutant la musique de ces messieurs. (Dé)partir se présente ainsi comme un album de « poésie et musique du monde fusion ».

« Nous nous sommes rencontrés lors de la Cuvée artistique de 2011. Pour l'occasion, on encourageait les artistes participants à essayer des collaborations », raconte Jean-François Tremblay. « Un soir, Guajira a joué avec plein de monde, mais ça a particulièrement cliqué avec Marianne. En 2014, au lancement de notre album Masala, lors d'une prestation chez Musique Cité pour le Record Store Day, elle a pris son courage à deux mains et nous a demandé si on voulait jouer sur son disque. »

Guajira a donc mis sa touche sur deux des cinq plages des Jours périlleux, le microalbum de Marianne. « Ça s'est fait de manière super fluide. J'étais déjà fan de leur musique. Guajira mélange différents univers musicaux... et je ne suis pas la fille qui n'aime qu'une seule affaire. Je savais qu'avec eux, on pourrait s'éclater tout en restant structurés », confie celle qui, pour sa poésie, est davantage portée vers l'enregistrement que vers la publication.

« Il faut dire que Marianne est étonnante, renchérit Jean-François. Même si elle ne chante pas, elle a une belle oreille et un sens du rythme incroyable, que certaines chanteuses n'ont même pas. Elle sait compter les temps et les mots punchent comme un instrument. C'est une mélomane et ça paraît. »

21 plages

(Dé)partir compte 21 plages, rien de moins. Certaines sont seulement instrumentales, d'autres seulement a cappella, mais poète et musiciens se rencontrent sur la plupart. Ils décrivent leur disque comme un voyage musical à travers les Amériques, mais un voyage qui emprunte différentes formes et différents points de vue.

« On pourrait dire que Marianne emprunte la voix de quatre personnages (dont un homme) : deux voyageurs en auto, un avec son sac à dos et le dernier... cloué à son lit par des problèmes de santé mentale », rapporte Jean-François en riant.

Bref, les routes sont tantôt réelles, tantôt intérieures, et elles sont ponctuées de fragments de quotidien, d'espoirs, d'humanité, mais aussi de beaucoup de solitude, trouvent-ils.

Marianne Verville et Guajira ont pu interpréter les pièces de (Dé)partir plusieurs fois sur scène en 2016, ce qui leur a permis d'arriver en studio bien rodés. « Mais c'est un spectacle en constante évolution. L'album nous permet de faire un polaroid, de le fixer dans le temps, mais il va continuer d'évoluer sur scène en 2017. »

Vous voulez y aller?

Lancement de (Dé)partir

Marianne Verville et Guajira

Mardi 11 avril, 17 h

Bistro La Capsule, Sherbrooke

Entrée gratuite




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