Le paradis, pour un soir

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Samedi, la basilique-cathédrale Saint-Michel accueillait la toute première représentation de Passio Domni Nostri Jesu Christi (La passion de Notre Seigneur Jésus-Christ) du compositeur estrien Marc O'Reilly.

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) « Passio Domni Nostri Jesu Christi est avant tout un moment de rencontre avec soi-même, devant le miroir du bien et du mal. [...] En fait, on pourrait résumer cette oeuvre comme étant un baume sur les plaies d'aujourd'hui. »

Voilà comment le compositeur estrien Marc O'Reilly a lui-même décrit sa nouvelle oeuvre musicale, qu'il présentait pour la première fois samedi soir à la cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke, devant une foule nombreuse et conquise d'avance.

« [Ce concert] sera l'occasion de toucher la beauté et de laisser s'élever notre âme, en ce lieu si spécial qu'est la basilique-cathédrale Saint-Michel », a déclaré en début de soirée Mgr Luc Cyr, archevêque de Sherbrooke et président d'honneur de l'événement.

Que l'on soit croyant ou athée, il était difficile - voire impossible - de ne pas se laisser happer par l'intensité de Passio Domni Nostri Jesu Christi (La passion de Notre Seigneur Jésus-Christ). S'échelonnant sur trente-trois mouvements structurés en forme de miroir, la dernière création de Marc O'Reilly a fait passer les spectateurs par une large gamme d'émotions, allant de l'incertitude à la douleur, en passant par l'acceptation et l'amour. Autant d'états d'âme qu'a éprouvés Jésus dans La Passion du Christ, le récit biblique dont s'est inspiré le compositeur.

Au septième ciel

Même si ce nouveau concert impliquait moins de choristes, de musiciens et de solistes que les deux dernières oeuvres de Marc O'Reilly, soit une quarantaine, le caractère mystique et philosophique de sa musique était tout aussi palpable.

Dans la première partie du spectacle, qui raconte notamment la rencontre entre Marie et l'ange Gabriel, l'atmosphère était à la réflexion et à la sérénité. La douceur des voix de l'ensemble vocal Tiens! Tiens! Tiens! avaient de quoi vous propulser directement au septième ciel.

Même si l'oeuvre a été conçue pour favoriser un moment de plénitude chez les spectateurs, de fortes vagues musicales émergeaient à certains moments du concert, particulièrement dans la seconde partie, qui mettait l'accent sur la crucifixion et la douleur qu'elle représente. Ce deuxième chapitre a également introduit le baryton Geoffroy Salvas dans le rôle de Pilate, dont la voix puissante a fait vibrer les murs de la cathédrale.

Le spectacle s'est terminé en beauté avec une troisième partie plus douce que les deux autres, évoquant l'acceptation et la mort. Le 24e mouvement, Stabat Mater, mettait magnifiquement en vedette les voix des trois femmes solistes, Isabelle O'Reilly, Marie-Amélie Hardy et Chrstine Archambault.

Bref, qu'on ait foi ou non en l'existence de Dieu, cette pièce de deux heures et demie a assurément su donner au public l'impression d'atteindre le paradis, l'espace de quelques instants.




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