La vie, c'est aussi le cinéma

Denis Hurtubise, directeur de la Maison du cinéma... (Spectre Média : Jessica Garneau)

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Denis Hurtubise, directeur de la Maison du cinéma de Sherbrooke, et Malika Bajjaje, directrice générale du Festival Cinéma du monde.

Spectre Média : Jessica Garneau

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(Sherbrooke) C'est avant tout de la vie. Peu importe qu'il soit court ou long, qu'on embrasse la fiction ou qu'on se plonge dans le documentaire, qu'on emprunte à un genre ou un autre, qu'on le tourne à Marrakech, au Vanuatu, au Mexique ou dans la campagne estrienne, le cinéma, c'est avant tout de la vie.

De la vie qu'on raconte, qu'on partage, qu'on décrit et décrie, qu'on explore, colore, apprend et de la vie qu'on dit. Ainsi il en va du cinéma, ainsi il en va du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke, succès instantané lors de son lancement il y a quatre ans et dont on s'affaire à consolider les acquis à chaque édition depuis.

Du 4 au 9 avril, ce sont plus d'une centaine de films de tous genres et de tous azimuts qui prendront les écrans de la Maison du cinéma, mais aussi de La Capsule, du Tremplin, de la salle Alfred-DesRochers, du Centre culturel et d'une installation temporaire, vendredi en plein air, tout juste devant l'hôtel de ville.

Le monde débarque à Sherbrooke en aventures de toutes sortes, en animation et en paysages, en humour et en drames, en français et dans une ou deux dizaines de langues. Débats, conférences, rencontres, animations se multiplieront, on a même prévu une programmation pour les plus jeunes pendant le week-end.

Bien que l'avènement du numérique et des sites de diffusion en flux continu remettent en question les mécanismes de financement gouvernemental pour la réalisation et la production cinématographique aux quatre coins de la planète cinéma, et que, du coup, le catalogue de propositions s'effrite un peu à mesure que le temps passe, pas question de saboter la ligne éditoriale du festival sherbrookois. On ne voit pas à l'horizon le jour où poindra au programme du FCMS un volet science-fiction ou films d'horreur pour varier le menu et assurer la pérennité de l'événement.

« D'abord parce que nous avons notre niche, c'est-à-dire l'ouverture sur le monde, et que malgré qu'il soit parfois plus difficile de trouver des films qui y répondent, c'est un simple défi à relever », lance la cofondatrice et directrice générale du FCMS, Malika Bajjaje.

« Notre terrain de jeu pour sélectionner nos films, c'est le monde, poursuit-elle. Il y a un défi d'adaptation, mais il y a aussi de nombreux moyens d'y répondre, en innovant et en établissant des partenariats avec d'autres festivals comme nous l'avons fait en nous rendant à Marrakech ou au Mexique cette année. Nous tissons des liens qui permettent d'incroyables trouvailles. »

Des trouvailles qui, sous une forme ou une autre, permettent aux festivaliers de découvrir des réalités et des histoires qui existent partout, mais y sont vécues différemment, insiste Malika Bajjaje qui, on le rappelle, s'est retrouvée à la barre du FCMS après avoir voulu ajouter un volet 7e art au Festival des traditions du monde qu'elle dirige aussi d'une main douce depuis quelques années. Son idée n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, mais plutôt d'un passionné de cinéma, le directeur général de la Maison du cinéma, Denis Hurtubise, l'autre cofondateur de l'événement.

« Avec Denis, Catherine [Viau, responsable de la programmation] et l'équipe, on n'a pas vraiment droit à l'erreur en raison des restrictions financières, note Malika

Bajjaje. Je ne dis pas qu'on n'en commet pas, mais on a fait preuve d'assez d'expertise jusqu'ici pour qu'elles soient vraiment minimes. »

Et pour assurer la prémisse du FCMS, c'est-à-dire créer au centre-ville sherbrookois un événement et un lieu d'échange permettant d'aller à la rencontre de l'autre, à la découverte du monde.

« Depuis le début, et cette année encore, on met l'accent sur la création de lieux d'échanges, d'éducation et de découvertes par le truchement du cinéma, qu'il soit documentaire ou de fiction, poursuit la directrice générale du FCMS. Les films permettent beaucoup d'exprimer les enjeux de façon artistique. L'artiste a besoin de marquer son époque et cela se sent dans nos sélections. Puis les gens viennent voir les films, ils passent un bon moment, ils apprécient, mais ils repartent aussi enrichis de ce qu'ils ont vu. »

Peut-être parce qu'ils y ont vu de la vie.




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