La Passion selon O'Reilly

Chantal Boulanger, directrice artistique, Marc O'Reilly, compositeur, et... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Chantal Boulanger, directrice artistique, Marc O'Reilly, compositeur, et Guillaume Poulin, baryton, livrent un extrait de Passio Domini Nostri Jesu Christi, qui sera créée le 8 avril à la cathédrale Saint-Michel.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Avec Passio Domini Nostri Jesu Christi (La passion de Notre Seigneur Jésus-Christ), on pourrait dire que Marc O'Reilly complète la trilogie qu'il avait entamée en 2009 avec son oratorio Marie-Madeleine, apôtre des apôtres, et qui s'était poursuivie avec son Stabat Mater, présenté en 2011 à la chapelle des Petites Soeurs de la Sainte Famille et couronné du titre d'oeuvre de l'année en Estrie en 2013.

Pour ce dernier volet, le compositeur estrien retourne à son point de départ, soit la cathédrale Saint-Michel, le 8 avril, dans un concert toujours ample en émotions, malgré des effectifs plus modestes.

En effet, au lieu des 250 choristes qui avaient « ébranlé » les murs de la cathédrale en 2009 et la centaine de choristes, musiciens et solistes du concert de 2011, Marc O'Reilly a confié sa plus récente oeuvre à neuf solistes et à quelque vingt-cinq choristes, pendant que la partie musicale sera assumée par une dizaine de musiciens, dont un ensemble à cordes, deux organistes, un trombone, un saxophone et des percussions.

Pour le compositeur, qui s'est notamment inspiré des Passion de Bach, Pärt et Penderecki, la création de sa propre Passion était un aboutissement logique. « On pourrait dire que j'étais rendu là. La Passion requiert à peu près la même instrumentation, mais il y a cette fois l'expérience acquise grâce aux deux oeuvres précédentes. »

La pièce de deux heures et demie compte 33 mouvements structurés en forme de miroir. « Elle comporte trois textes en français. Le reste est en latin, mais nous aurons un écran géant qui présentera une traduction au début de chaque mouvement. »

Pour Marc O'Reilly, la création d'oeuvres sacrées est toujours pertinente, voire davantage dans le contexte actuel. Il ne faut pas les percevoir uniquement sous l'angle religieux, mais aussi comme un moment de rencontre avec soi-même, « pour faire grandir le beau et le bien en soi et autour de soi ». On pourrait résumer sa nouvelle création comme « un baume sur les plaies d'aujourd'hui ». L'intemporalité, la spiritualité et le besoin d'arrêter le temps sont d'ailleurs des notions qu'on retrouve dans nombreuses créations « profanes », observe-t-il.

« Il y a évidemment un côté religieux à mon oeuvre, par la Passion, mais il y a surtout une ouverture de l'âme sur l'univers. Ça dit tout. Mère Teresa, qui recueillait des mourants dans la rue, voulait créer des centres similaires en Occident. À ceux qui ne comprenaient pas pourquoi, elle répondait que c'était un autre genre de mort, celle de l'intérieur. »

La présidence d'honneur de l'événement a été confiée à Mgr Luc Cyr. On peut se procurer des billets auprès des choristes ainsi qu'à la cure de la cathédrale Saint-Michel et à celle de la paroisse Saint-Patrice à Magog.

Vous voulez y aller?

Passio Domini Nostri Jesu Christi

Samedi 8 avril, 19 h 30

Basilique-cathédrale Saint-Michel, Sherbrooke

Entrée: 30 $

(étudiants : 20 $)




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