Le pianiste Camylle Robert est décédé

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Le Sherbrookois Camylle Robert ne fera plus chanter son piano.

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Le Sherbrookois Camylle Robert ne fera plus chanter son piano. Le musicien de 64 ans a été emporté par le cancer, vendredi dernier. Pianiste et chanteur, il était bien connu dans la région : depuis 40 ans, il animait les soirées de différents hôtels et restaurants d'ici.

« Il a joué partout, et avec tout le monde. Il savait créer de l'ambiance. Il a fait du piano-bar pendant quatre décennies, c'était un peu le Gaulois de la musique », mentionne Éric Lemay.

Chanteur à ses heures, ce dernier a déjà partagé le micro avec le pianiste d'exception qui a, entre autres, joué à l'Auberge des gouverneurs, à l'hôtel Le Baron, au Delta, au Pirandello et au Jack-O.

« Je perds un grand ami. Et le milieu sherbrookois perd un grand musicien. Camylle, c'était un homme humble et modeste, mais c'était aussi un rassembleur d'exception. J'ai vécu avec lui des soirées inoubliables. Il savait s'adapter à l'auditoire devant lui. Il était capable d'interpréter des chansons de tous les styles musicaux, en plus de jouer de tout. Du piano, de la trompette, de l'accordéon. Il a même fait un disque, Hommage à la chanson québécoise, sur lequel il jouait de la flûte de pan », note M. Lemay.

André « Bill » Bilodeau connaissait Camylle Robert depuis les années 1980. Les deux hommes étaient de grands amis.

« C'était un pianiste de talent, un gars généreux, aussi, commente M. Bilodeau. Il avait de l'humour, il savait comment animer une foule. Le public l'adorait. Les musiciens aussi. Lorsqu'on a fêté ses 30 ans de carrière, en 2006, on a rassemblé 400 personnes au Granada. Tex Lecor, Shirley Théroux, Roger Joubert, Louis-Paul Allard, ils étaient tous là. »

Céline Dion aussi... virtuellement. La diva avait déjà croisé la route du pianiste lors d'un passage au Le Baron, il y a longtemps. Lorsqu'on lui a fait savoir qu'une soirée hommage était organisée pour Camylle, qui souffrait alors d'un cancer de la gorge (le même que René Angelil), elle a pris le temps d'enregistrer un DVD dans lequel elle s'adressait directement au musicien sherbrookois.

« Céline, c'était l'idole de Camylle, précise Éric Lemay. Il était vraiment touché. Par la suite, il a repris le dessus sur le cancer. Il s'est remis à chanter. Mais la maladie est revenue... »

Proches et amis se retrouveront à la Coopérative funéraire de l'Estrie, dimanche et lundi, pour le saluer une dernière fois.

« On va apporter un piano sur place, souligne M. Bilodeau. Les nombreux musiciens qui l'ont connu pourront lui rendre un hommage musical. »




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