Chansons grandes et nécessaires

Désireux de répéter leur collaboration du spectacle Danse... (Spectre Média, René Marquis)

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Désireux de répéter leur collaboration du spectacle Danse avec l'ombre, René Béchard et Suzanne Lafontaine ont mis sur pied un nouveau tour de chant, Rêver les yeux ouverts.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) L'aventure du spectacle Danse avec l'ombre fut courte mais intense pour Suzanne Lafontaine. Dix soirées en tout, soit sept dans la région (la plupart à la salle Le Tremplin, en automne 2013 et au printemps de 2014), puis trois autres en France et en Suisse. Mais alors qu'elle avait donné ses représentations estriennes accompagnée du musicien René Béchard aux claviers, elle a dû faire le voyage outre-Atlantique toute seule.

« Nous n'avons pas réussi à obtenir de subvention pour le déplacement. Mais René s'est dépêché de m'enregistrer la musique qu'il avait écrite pour le spectacle, pour que je puisse partir avec une bande sonore », raconte la chanteuse, qui a tellement apprécié cette collaboration avec le compositeur et musicien sherbrookois qu'il n'était pas question que cela s'arrête ainsi.

Danse avec l'ombre était une prestation multidisciplinaire sur le deuil, dans laquelle Suzanne Lafontaine avait mélangé chanson, théâtre et mouvements. L'artiste voulait maintenant revenir à ses premières amours, soit le spectacle d'interprétation (c'est son quatrième). Lorsqu'elle a eu envie de chanter les classiques dont elle n'arrive pas à se départir ainsi que les découvertes réalisées ces dernières années, à qui pensez-vous qu'elle a téléphoné?

« Nous avons commencé à monter un répertoire de chansons, juste pour nous amuser. Mais dans le fond, nous nous cherchions des raisons pour travailler à nouveau ensemble », avouent les deux amis. « Finalement, nous avons eu assez de matériel pour avoir un semblant de show. »

Valse qui console

Un semblant très solide, avec notamment Ferré, Cohen, Desjardins et Barbara, mais aussi de récents coups de coeur, telle cette Valse qui console de René Lussier, un auteur-compositeur qui a surtout travaillé pour l'image, mais qui a aussi commis ses propres chansons. C'est de cette pièce que Suzanne Lafontaine a extrait le titre du spectacle.

« Je connaissais déjà ce que René Lussier faisait. Son disque Le prix du bonheur [2005], je crois l'avoir trouvé dans une vente de garage. Dans La valse qui console, il chante qu'il y a trop de douleur, trop de drame, trop de chagrin, trop de chicane, trop de sang, derrière et devant... Quand on ne peut dormir, il faut bien rêver les yeux ouverts, ajoute-t-il. J'ai commencé à apprendre cette chanson le jour des événements du Bataclan. »

Mais l'ambiance sera tout sauf lourde. Le spectacle a été construit sans contrainte, avec comme seul guide le plaisir des mots et de la réinvention (Suzanne Lafontaine déteste le terme reprise). Quelques créations originales se faufileront. On peut aussi compter sur René Béchard, compositeur qui ne dit pas non à une petite excentricité de temps à autre, pour alléger l'atmosphère.

« Pour ouvrir le récital, j'ai bricolé une sculpture sonore, à partir d'un bol à dessert. Je trouvais qu'il avait un très beau son », raconte l'ancien percussionniste de l'Orchestre symphonique de Sherbrooke, qui a ajouté des bruits captés à l'étang Burbank et a trituré le tout. « Ça a fini par donner une toune, sur laquelle Suzanne entre en scène et récite un texte. »

Et le titre de travail, Ras-le-bol, a heureusement été abandonné...

Vous voulez y aller

Rêver les yeux ouverts

Suzanne Lafontaine et René Béchard

Les 10 et 11 mars, 20 h

Le Tremplin, Sherbrooke

Entrée : 20 $ (prévente : 15 $)




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