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Half Moon run: derniers concerts avant l'éclipse

Devon Portielje, du groupe Half Moon Run, lors... (Archives, La Tribune)

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Devon Portielje, du groupe Half Moon Run, lors du passage du quatuor l'été dernier à la Fête du lac des Nations. La formation se produira à guichets fermés ce soir au Granada.

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Dernier tour de piste pour le groupe Half Moon Run qui s'apprête à donner les ultimes concerts de sa tournée entamée en 2014 à la sortie de Dark Eyes. Trois ans plus tard, la moitié des dates annoncées affichent encore complet.

Après avoir rempli trois soirs de suite l'Impérial de Québec, la formation établie à Montréal fera un crochet par la Maison de la culture où quelques places sont encore disponibles pour le samedi 4 mars, à 20 h. Après tout, pourquoi préférer le studio à la scène quand le public est toujours au rendez-vous ? 

Leurs concerts suscitent une ferveur inversement proportionnelle à la taille des lieux où, parfois, ils choisissent de se produire... bars, pubs et autres petites salles continuent de jalonner le parcours de ce groupe anglophone bardé de récompenses et abonné aux superlatifs.

« Cela nous paraît normal de retourner jouer sur les scènes plus confidentielles où nous avons commencé, partage le musicien Conner Molander. Se produire devant les gens qui nous ont aidés aux débuts, ça compte. »

Capable de remplir des festivals majeurs - on se souvient encore de la foule déchaînée au Bluesfest, cet été - et de faire plusieurs fois le tour du monde, la formation a dû baisser le régime en 2016 pour tenir le coup. Conner Molander ne fait plus le compte de ses concerts, s'arrêtant au nombre incertain de quelque 350 en 2015. 

Sur scène, la bande des quatre prend un plaisir contagieux à dégoupiller des chansons devenues déjà des classiques, et dont elle ne cesse de confirmer le potentiel immense, que ce soit en plein air, sous les étoiles, ou en configuration plus intime, comme à la Salle Odyssée où le public est assis.

« D'une certaine manière, les spectateurs sont plus réceptifs quand ils sont assis, remarque le guitariste. Nous avons moins l'impression de devoir danser à gauche ou à droite pour retenir leur attention. Je trouve aussi que les chansons plus délicates passent mieux. »

Poète québécois recherché

Groupe cool et révéré par excellence, Half Moon Run s'apprête à s'éloigner momentanément de la scène pour se consacrer à la réalisation de son troisième album. Avec des sessions en autarcie, sans distraction extérieure, selon le processus (réussi) de la préparation des deux précédents opus. Aucun indice envoyé en éclaireur sur la prochaine cuvée tant attendue... « on change souvent de direction », justifie Conner Molander. Il se dit ouvert à toutes les idées, collaborations éventuelles et, pourquoi pas, réalisation d'une chanson en français ! « Encore faudrait-il trouver un poète québécois pour nous écrire les paroles, » s'amuse le musicien. L'an dernier, Half Moon Run a reçu le prix de l'Artiste québécois s'étant le plus illustré hors Québec au Gala ADISQ alors que seul le batteur Dylan Phillips peut s'exprimer en français.

« Nous venons tous du Canada anglophone, rappelle le guitariste. Nous avons déménagé à Montréal pour essayer de faire de la musique, et nous y avons créé notre groupe. Ça illustre la vitalité de la culture québécoise qui a chaleureusement adopté notre groupe. C'est l'une chose dont je suis le plus fier dans notre carrière. »




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