Une fin sans mort

Prévu en novembre dernier, le spectacle réunissant au... (Spectre Média, René Marquis)

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Prévu en novembre dernier, le spectacle réunissant au Granada le groupe Les Goules et son chanteur Keith Kouna (notre photo) avec les formations Violett Pi et Les Hôtesses d'Hilaire aura lieu jeudi.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Revenue d'outre-tombe en 2016 alors que personne ne l'attendait, la formation punk-rock Les Goules ne retournera pas au cimetière vendredi matin, tout de suite après le dernier spectacle de sa tournée de résurrection, au Théâtre Granada. Au contraire, son chanteur et principal auteur Keith Kouna espère voguer un peu sur « le plaisir que [le groupe] a eu sur scène et maintenir l'énergie créatrice » du dernier album, Coma.

« Ce sera la fin des shows programmés, mais pas une nouvelle mort des Goules. Ça ne veut absolument pas dire qu'il n'y aura pas d'autres spectacles en 2017. On va prendre les choses comme elles viennent », précise celui dont le vrai nom est Sylvain Côté et qui, depuis la fin officielle des Goules en 2007 après six ans d'existence, a réalisé trois albums en solo.

« En fait, le groupe aurait pu revenir des 2012 : on avait accepté de donner des spectacles pour l'anniversaire de deux bars qui ont été importants pour les Goules (le Scanner à Québec et l'Esco à Montréal). On a aussi joué à l'OFF-Festival d'été de Québec. Mais on ne voulait pas surfer sur du vieux matériel. Le groupe avait vraiment à coeur de revenir seulement avec du nouveau stock. »

Un jam de cuisine en 2013 avec le guitariste Ken Pavel et le claviériste Rabin Kramaslabovitch ainsi que des séances d'écriture individuelle de Keith Kouna, pendant un séjour de six mois à Paris, ont permis aux Goules d'avoir trois chansons de prêtes au début de 2015.

« Quand t'as trois tounes, tu es un peu embarqué dans le cycle d'un album. Tout le monde a dit oui pour repartir et on a clenché la composition. Ce qui était cool, c'est que personne ne nous attendait. Aucune pression, aucun échéancier. On n'avait pas d'espérances à combler ni de souci de se détacher du précédent disque. On a écrit des chansons énergiques et simples, pour avoir du fun. C'était presque comme faire notre premier album une deuxième fois. Moi, je sortais de mon album Le voyage d'hiver, très cérébral, très sombre. Ça faisait du bien de retomber dans la sueur et les décibels. »

Qui plus est, la fierté de cet opus 4 s'est accompagnée de deux nominations à l'ADISQ (album alternatif de l'année et pochette d'album) et de deux prix GAMIQ (album rock de l'année et prix du public).

Anticonformisme commun

Le spectacle de demain au Granada en plateau triple avec Violett Pi et les Hôtesses d'Hilaire devait avoir lieu en novembre dernier, mais avait dû être reporté, l'un des musiciens ayant vécu un deuil dans sa famille. Keith Kouna avait tout de suite accepté l'idée de ce spectacle en trio, proposé par leur étiquette DuPrince. « Pas mal de villes aimeraient avoir un tel alignement. Ce sont trois formations totalement différentes, mais qui se rejoignent dans leur anticonformisme, leur hargne et leur goût de brasser la cage. »

Keith Kouna invite d'ailleurs tous ceux et celles qui en auraient marre du climat politique et social actuel à venir se défouler un peu, car la philosophie punk, même si elle correspond à un désir de faire table rase, s'appuie quand même sur des valeurs de solidarité, de liberté et d'antiracisme. « On parle contre les flics, les régimes autoritaires, la marchandisation des corps et des idées. Les gens viennent nous voir pour l'énergie et pour l'exutoire. »

Vous voulez y aller?

Les Goules, Violett Pi et les Hôtesses d'Hilaire

Jeudi 2 février, 20 h

Théâtre Granada

Entrée : 26,50 $

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