Fred Dubé : citoyen ingouvernable

Fred Dubé estime que les humoristes ont un... (Fournie)

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Fred Dubé estime que les humoristes ont un rôle social à remplir.

Fournie

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Ève Bonin
La Tribune

(Coaticook) Le titre du premier spectacle solo de Fred Dubé, Anarcho-taquin, semble lui convenir à merveille si l'on s'attarde à sa vision du rôle d'un humoriste.

Quelques mois après avoir agité le milieu de l'humour avec une chronique dans le journal Métro où il critiquait durement le contrat de publicité de Martin Matte avec Maxi, il dit ne pas chercher la controverse, tout en assumant l'impact qu'a eu sa prise de parole.

« Je pense que la controverse, ça arrive malgré soi quand on est honnête et radical », répond-il.

Il estime que les humoristes, et plus largement les artistes en général, ont un rôle social à remplir. « Quand on n'est pas journaliste, je pense qu'on peut se permettre d'employer certains mots et une certaine radicalité dans la parole. L'humour, c'est un métier qui, fondamentalement, a un rôle social, parce qu'on s'exprime en public devant des gens. Qu'on le veuille ou pas, on met des choses dans la tête des gens. »

Son spectacle aborde des enjeux sociaux et politiques sérieux, mais Fred Dubé assure qu'on n'y rit pas seulement jaune. « C'est une des couleurs. On peut rire jaune, y a un peu d'humour noir aussi. Je pense que c'est un spectacle qui fait du bien, parce qu'on se reconnait dans le rire des autres, même si on n'est pas toujours d'accord, et ce n'est pas le but; personnellement, j'adore qu'on me remette en question quand je vais voir des spectacles. »

La proximité des petites salles

« J'essaie d'avoir un point de vue humoristique, mais surtout surprenant. Même si on fait de l'humour politique, il faut qu'il y ait une dose d'absurde, de folie, de poésie, de cabotinage. Il ne s'agit pas de rester au ras des pâquerettes et de faire son sérieux. Il faut que ça décolle. »

Plus habitué aux petites salles, il dit apprécier la proximité et la liberté qu'elles procurent. « C'est un contact direct avec le public. Tu peux te permettre d'improviser un peu plus. C'est un peu moins "officiel" que les grandes salles de gala. Pour moi, officiel et humour, ça ne va pas ensemble. L'humoriste est un citoyen ingouvernable, c'est un mouton noir. Il faut dépasser les limites et pour ça, ça va mieux en dehors des salles plus "sérieuses". »

Vous voulez y aller?

Anarcho-taquin

Fred Dubé

Samedi 21 janvier, 20 h

Pavillon des arts et de la culture de Coaticook

Entrée : 22 $

Jeudi 9 mars, 20 h 30

Carré 150, Victoriaville

Entrée : 25 $

Mercredi 29 mars, 20 h

Petite salle du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke

Entrée : 35 $ (étudiants : 25 $)

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