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La librairie ambulante Le Buvard en périple en Europe

Maxime Nadeau et Michel Vézina de la librairie... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Maxime Nadeau et Michel Vézina de la librairie ambulante Le Buvard et du salon Publibrairie de Gould partent pour deux mois en France et en Belgique pour faire la promotion de la littérature québécoise.

Spectre Média, Jessica Garneau

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Matthew Vachon
La Tribune

Désireux de faire découvrir la littérature québécoise, Michel Vézina et Maxime Nadeau, de la librairie ambulante Le Buvard de Gould, se lancent dans un voyage de 64 jours en France et en Belgique. Lors de ce périple, les deux coéquipiers parcourront les routes européennes à bord d'une camionnette et vendront leurs livres à 33 endroits différents.

Si ce projet semble ambitieux, il s'inscrit dans la suite des choses pour les propriétaires.

« Avec le Salon Publibrairie qui est ouvert à longueur d'année et le Buvard, qui sillonne les routes durant la saison estivale, nous voulions faire la promotion de l'extraordinaire littérature québécoise en Europe francophone. Notre littérature n'est pas accessible en France. Les Français ne sont pas au courant de ce qui se passe ici », note l'écrivain Michel Vézina.

Pour arriver à leurs fins, les deux propriétaires ont fait un boulot colossal afin de réunir pas moins de 2500 livres. Ceux-ci ont été répartis dans 46 caisses et déjà envoyés par bateau en Europe.

« Là-bas, nous allons vendre nos livres selon différents modèles, soit la vente dans des marchés ou des maisons privées, des conférences dans des universités, des apéros ou encore des discussions. Nous allons donc nous promener avec notre camionnette et nos 2500 livres, un chapiteau rouge et des tables pour vendre nos livres à la criée », explique Maxime Nadeau, ancien libraire de profession.

Bien qu'il s'agisse d'un grand saut dans le vide, Michel Vézina et Maxime Nadeau affichent une belle confiance. « Les objectifs sont difficiles à définir, mais nous sommes optimistes. Sinon nous n'irions pas là. Nous avons une moyenne de ventes à faire par jour pour que ce soit rentable. Oui, on se permet de rêver et de se dire que ça pourrait être un véritable succès. Si c'est le cas, ça pourrait devenir un exercice annuel du Buvard », se plaît à penser M. Vézina.

De bons appuis

Qui dit voyage d'envergure dit également financement. Cependant, le tandem a dû composer sans l'aide de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), qui a refusé une subvention de 5000 $ pour financer l'aventure.

« Mais nous sommes maintenant habitués à nous passer de la SODEC, donc c'est avec notre argent que nous y allons. Par contre, nous avons eu énormément d'aide de la part des éditeurs québécois, qui nous fournissent des livres à des prix incroyables. Depuis les débuts, ils ont toujours été là pour nous faciliter les choses », note Maxime Nadeau.

Ayant eu vent du refus de la SODEC, l'Association internationale des études québécoises (AIEQ) a également contribué et a payé les billets d'avion. « Étant donné qu'on visite des universités, ça entre dans le mandat de l'AIEQ, dont la mission est de faire la promotion des études québécoises à l'étranger. Puisqu'on va rencontrer des universitaires à trois reprises durant notre voyage, ça répondait à ses critères. Il faut aussi remercier les Baladins du miroir, une troupe de théâtre belge, qui nous prête sa camionnette », fait valoir Michel Vézina.

Le voyage s'amorce le 4 janvier à Bruxelles. Par la suite, le duo fera le tour complet de la France avant de revenir à Bruxelles le 8 mars, date du retour.

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