• La Tribune > 
  • Arts 
  • > Waly Dia : faire aussi bien que Louis-José 

Waly Dia : faire aussi bien que Louis-José

Waly Dia... (Films Séville, Thierry Valletoux)

Agrandir

Waly Dia

Films Séville, Thierry Valletoux

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Il n'est pas encore connu ici, mais Waly Dia est un jeune humoriste en pleine ascension en France. Découvert dans une émission de style télé-réalité (On n'demande qu'à en rire) permettant à de jeunes humoristes inconnus du public de se faire valoir, il a finalement rejoint la troupe du Jamel Comedy Club, de Jamel Debbouze, et promène son spectacle solo Garde la pêche! depuis 2014.

Il a aussi fait beaucoup de télévision, mais avec Père-fils thérapie, c'était la première fois qu'il tenait un premier rôle au cinéma. On pourrait même dire qu'il a sauvé la production, Émile Gaudreault n'arrivant pas à trouver un digne successeur à Louis-José Houde. On ne proposait au cinéaste que des armoires à glace ou des comédiens qui n'étaient tout simplement pas drôles. Le tournage a même dû être reporté de quelques mois.

« J'ai été la dernière audition et ça s'est bien passé. En lisant le scénario, j'avais tout de suite senti quelque chose de très intéressant dans le personnage, notamment parce qu'il est très loin de ce que je fais sur scène. J'ai eu la chance aussi de voir le film original, donc je savais dans quoi je m'embarquais. »

D'autres acteurs auraient justement pu décider de ne pas retourner à la première version, pour ne pas se laisser influencer dans leur jeu. « Mais ce film a été un tel succès au Québec que c'était important pour moi de le voir. Quand on est devant une réussite, on veut faire aussi bien. Mais j'avais aussi le souci de ne pas reproduire les mêmes choses et d'arriver avec des propositions différentes », explique l'humoriste de 28 ans.

Incarner Marc Laroche lui a d'ailleurs permis d'explorer de nouveaux aspects du jeu. « C'est un homme plus réservé, plus cynique, plus blessé par la vie, ce qui est à l'opposé de ce que j'ai l'habitude de jouer. C'était super intéressant! »

Une vanne, un rire

Waly Dia est d'origine française par sa mère et sénégalaise par son père. Il est né à Grenoble, une ville qui n'est pourtant pas si loin des gorges du Verdon, où a été tourné l'essentiel de Père-fils thérapie. Un site « merveilleux et atypique », qu'il a découvert, comme tous ses coéquipiers français.

Ce premier rôle principal au cinéma lui a permis de goûter au confort du travail de groupe... et à la possibilité de faire une deuxième prise lorsque la première n'est pas réussie, raconte-t-il en riant.

« Sur scène, on n'a qu'une seule chance. Une vanne, un rire. Si on ne l'a pas, tant pis. Au cinéma, on peut se reprendre, mais surtout, on se retrouve à plusieurs pour partager la même aventure. »

Waly Dia a trouvé remarquable que, malgré les différences de langue et de culture, le tournage se soit aussi bien déroulé. « Ça roulait super vite, la mécanique était super bien huilée. Tant chez les acteurs que les techniciens, il y avait une réelle entente et je crois que ça se voit dans le produit final. »

Les scènes de groupe (notamment celle de la lutte dans la boue, qui a pris deux jours de tournage) sont d'ailleurs souvent « parties en vrille » : « On blague, on improvise, on essaie des trucs, on rigole... Avec ce genre d'énergie, il fallait recadrer de temps en temps. Mais Émile sait très bien faire la part entre l'amusement, le bien du film et la justesse de jeu. Il était toujours là pour nous remettre dans la bonne direction. »

Waly Dia a réussi à ne pas trop se laisser impressionner par le fait de donner la réplique à Richard Berry, un des monuments du cinéma français. « Il a plus d'une centaine de films à son actif et maîtrise totalement ce métier. C'était un vrai défi, mais je me suis retrouvé en face de quelqu'un de bienveillant, qui avait envie d'échanger et de me faire progresser. Ça s'est passé très naturellement et il est devenu un ami. »

Il reste maintenant à voir si Père-fils thérapie lui ouvrira les portes du Québec, où il ne s'est encore jamais produit sur scène. « Pour un humoriste, le Festival Juste pour rire de Montréal, c'est presque un passage obligé! »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer