Les Noëls de Marie-Michèle Desrosiers

Depuis maintenant 20 ans, décembre est une intense... (Archives La Tribune)

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Depuis maintenant 20 ans, décembre est une intense mais réjouissante période de spectacles pour Marie-Michèle Desrosiers, qui a vendu 350 000 exemplaires de ses deux albums de Noël. Le premier, réalisé avec l'Orchestre symphonique tchèque et dont on souligne le 20e anniversaire cette année, a trouvé 250 000 preneurs, alors que le deuxième, paru en 2002 et accompagné du Choeur de l'Armée rouge, s'est écoulé à 100 000 exemplaires.

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Ça souffle de tous côtés : blizzard de neige folle dans les fenêtres, tempêtes de mauvaises humeurs et de grincheux de Noël en vitrine, grands vents de cynisme dans les oreilles... Vous voilà tristement convaincus que vous ne pourrez jamais suffisamment enfoncer votre tuque de laine et remonter votre col de manteau pour vous protéger du froid et de la froideur tout autour.

Et puis voici Marie-Michèle Desrosiers qui s'amène avec son traîneau d'humanité, de chansons et d'histoires, et voilà votre coeur réchauffé.

« Pour aimer Noël, il faut s'organiser pour faire ce qu'on aime, se faire plaisir, en choisissant ses moments et ses gens pour que ça reste merveilleux. On doit éviter les choses que l'on fait parce qu'on se sent obligé », rappelle sagement la comédienne, musicienne et chanteuse en vue de son débarquement au Théâtre Granada avec son spectacle de Noël annuel, cette fois en compagnie du Choeur symphonique de Sherbrooke qui assurera la première partie en plus de l'accompagner sur quelques morceaux.

Morceaux que Marie-Michèle Desrosiers prendra soin de choisir parmi les pièces qu'elle revisite sur ses deux albums de Noël, l'un enregistré avec le Choeur de l'Armée rouge en 2002, l'autre, il y a maintenant vingt ans, à Prague, avec l'Orchestre symphonique tchèque et sous les bons soins de son ami André Gagnon.

« André a été mon mentor pour les chants de Noël, explique-t-elle. C'est lui qui m'a appris à respecter les chants classiques et traditionnels de Noël, à ne pas jouer avec leurs mélodies. C'est correct de donner son style, mais il ne faut pas oublier le coeur de la chanson. Des chansons comme Mon beau sapin ont été reprises des centaines de fois, mais souvent tellement galvaudées. »

Et fréquemment poussées en ondes et en haut-parleurs de magasins bien trop tôt pour contribuer à la magie. « Moi qui aime pourtant Noël, je trouve qu'on pourrait se garder une petite gêne en novembre. Ça sent la pression de la vente. Je n'ai pas tellement envie d'entendre de la musique de Noël en faisant mon épicerie ou des courses le lendemain de l'Halloween. »

« oh! ella! »

C'est surtout dans sa voiture que Marie-Michèle Desrosiers écoute sa musique de Noël. On dit la sienne, c'est aussi celle de Nat King Cole, d'Ella Fitzgerald, de Bob Walsh, des soeurs McGarrigle, Claire Pelletier, Florent Vollant, Take 6 et André Gagnon. « Et j'aime beaucoup ce que les Américains ont fait de la musique de Noël dans les années 40. Ella. Oh! Ella! » insiste la chanteuse sur un ton admiratif.

Marie-Michèle Desrosiers n'a pourtant rien à envier à qui que ce soit. Ses classiques de Noël du volume 1 se sont vendus à plus de 250 000 exemplaires, à plus de 100 000 encore pour le volume 2 avec le Choeur de l'Armée rouge.

« Ces enregistrements ont été incroyables, très intenses, se souvient-elle. Déjà d'être sur place avec ces ensembles, à Prague et à Moscou, c'est quelque chose. Mais en plus, ce sont des enregistrements qui se font l'été ou en septembre. Il faut tamiser les lumières un peu pour recréer l'ambiance chaleureuse des Fêtes. »

« Pour le premier album, on avait sélectionné Mon beau sapin. À l'époque, j'habitais dans le bois et on avait laissé une grosse épinette au centre de la galerie qu'on avait en somme construite autour. Je pratiquais ma chanson sous l'épinette, mais en maillot de bain parce que c'était l'été et qu'il faisait 32 degrés. C'était magique! »

Aussi magique que ces tournées qu'elle affectionne énormément, beau temps, mauvais temps, et qui lui permettent désormais de partager la scène avec ses trois musiciens, mais aussi avec des choeurs et des chorales de partout au Québec.

« Je m'amuse vraiment beaucoup avec eux, je m'adapte facilement », note-t-elle en rappelant qu'elle est avant tout une fille de gang et que ses aventures en groupe remontent à la belle époque de Beau Dommage.

Improvisé et charmant

« Mon chum me demande souvent comment je fais pour me promener comme ça de ville en ville et de salle en salle, mais j'ai toujours aimé ça. Et pourtant, c'est parfois assez spécial, surtout quand on se retrouve à jouer dans de petites églises où nos loges sont aménagées dans un petit coin, entre les chasubles, sans chauffage. C'est complètement improvisé, mais quand on est bien reçu, avec toute cette gentillesse, c'est tout à fait charmant. J'adore ça. »

Ainsi enfile-t-elle les concerts avant d'arriver aux partys de famille avec « un peu de broue dans le toupet »...

« On a simplifié les choses au fil du temps pour que ce soit moins stressant et tout aussi le fun pour tout le monde. Tout le monde arrive au party avec des plats à partager et on ne croule pas sous les cadeaux. Il y en a pour les enfants, mais les adultes, on fait une pige, et lorsque tout le monde a déballé son cadeau, t'as le droit d'aller voler celui de quelqu'un d'autre. C'est sympathique et pas trop compliqué. Le secret, c'est d'être dans le plaisir », confie Marie-Michèle Desrosiers sur un ton assez convaincant pour apaiser le blizzard des grincheux.

Vous voulez y aller?

Les Noëls de Marie-Michèle Desrosiers

Avec le Choeur symphonique de Sherbrooke

Dimanche 18 décembre, 16 h

Théâtre Granada

Entrée : 39,50 $

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