• La Tribune > 
  • Arts 
  • > Kiefer Sutherland: charismatique à souhait 

Kiefer Sutherland: charismatique à souhait

Kiefer Sutherland a offert un spectacle endiablé à... (La Tribune, Yanick Poisson)

Agrandir

Kiefer Sutherland a offert un spectacle endiablé à un public conquis, samedi à Drummondville.

La Tribune, Yanick Poisson

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yanick Poisson
La Tribune

CRITIQUE / Plus de 700 personnes ont répondu présent, samedi soir, à la Maison des arts de Drummondville pour l'une des rares visites de la vedette internationale Kiefer Sutherland en sol québécois. L'interprète du fameux Jack Bauer de 24 h Chrono n'était pas là pour jouer, mais pour faire la promotion de son premier album : Down in a hole.

Si la foule était d'abord composée de curieux venus contempler en chair et en os le héros de séries d'action, tous semblent avoir quitté leur siège le sourire aux lèvres, convaincus d'avoir vécu une expérience intéressante et d'avoir eu droit à un bon divertissement.

On savait que Kiefer est en mesure de jouer, mais qu'en était-il de ses capacités de chanteur? L'homme à la voix juste assez rauque a été en mesure de charmer son auditoire dès les premières notes. En vrai, l'artiste canadien est moins grand et moins costaud que la télévision le laisse croire, mais il est tout aussi charismatique. Il a obtenu pas moins de cinq ovations.

Accompagné de deux autres guitaristes, d'un bassiste et d'une batteuse assez surprenante, Sutherland a offert 9 des 11 chansons se retrouvant sur son album. Il y a ajouté quelques pièces qui n'ont pas encore été endisquées et trois reprises d'artistes qui ont marqué sa jeunesse.

Affable, il a pris le temps d'expliquer à la foule conquise l'histoire entourant chacune de ses chansons. Il a amorcé son spectacle en s'excusant de ne pas être en mesure d'entretenir les gens présents en français, et ce, même si « la moitié de sa famille est Canadienne-française ». Il s'est tout de même risqué un « Allô » en tout début de spectacle et a conclu le tout avec un « Merci beaucoup. Vous êtes très très gentils. Je vous aime. Salut ».

Le vétéran-recrue

Kiefer Sutherland et son équipe en sont à une première tournée ensemble, mais possèdent tout de même un certain bagage, ayant joué dans d'autres petits groupes par le passé. Le chanteur, qui soulignera son 50e anniversaire de naissance le mois prochain, a beau être relativement nouveau dans le domaine, il a impressionné par sa présence sur scène, bougeant et dansant pendant les ponts instrumentaux. Il s'est même permis une séquence à la Marty McFly dans le premier Retour vers le futur, faisant résonner sa guitare alors qu'il était sur ses genoux.

Le mélange des trois guitares, souvent acoustiques et électriques, donne beaucoup de profondeur à la sonorité. Les rythmes entraînants de ce country-folk à forte tendance rock a fait lever plusieurs personnes de leur siège à mi-concert.

Des expériences difficiles

Se confiant à son public entre les chansons, le sympathique cowboy a fait état d'expériences difficiles vécues, comme la perte d'êtres chers. Fidèle à son style, il a également entonné des chansons faisant référence à la consommation d'alcool, dont Not enough whiskey, qui est aussi le titre de la tournée de spectacles.

« Quand est venu le temps de faire l'album, j'avais 20-30 chansons et je devais faire un tri. J'ai été stupéfait de constater que j'en avais vraiment beaucoup sur l'alcool. J'en ai enlevé quelques-unes », a-t-il rigolé.

Parmi les reprises qu'il a présentées, on retrouve Honey Bee de Tom Petty et Sundown de Gordon Lightfoot. « J'aimais aussi beaucoup Rush, mais si je chante ça, il faudra me ramasser par terre », a-t-il ajouté, tout sourire.

Sutherland a clos son concert d'environ 90 minutes par le classique Knockin' on heaven's door de Bob Dylan, une chanson qu'il écoutait à répétition au début des années 1970, quand son illustre paternel, Donald Sutherland, l'amenait à l'école.

« Je garde de très bons souvenirs de cette époque. Mon père m'emmenait à l'école au volant de sa rutilante Ferrari 1968. Il n'avait qu'un seul 8 pistes dans sa voiture et, par chance, c'était Bob Dylan », a-t-il raconté.

Il s'agissait d'une deuxième présence en sol québécois pour la tournée Not enough whiskey. La directrice de la Maison des arts, Marie-Pierre Simoneau, n'était pas peu fière de son coup. D'autant plus que d'autres salles se sont vues offrir la possibilité de présenter le spectacle et l'ont refusé.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer