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Le petit cercle de craie : un voyage à dos d'objets

À l'aide d'objets et de marionnettes, Christian Ouellet... (Patrick Simard)

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À l'aide d'objets et de marionnettes, Christian Ouellet et Sara Moisan donnent vie aux personnages du Petit cercle de craie, leur adaptation pour public adolescent du Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht.

Patrick Simard

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Si le titre vous dit quelque chose, c'est normal : Le petit cercle de craie, pièce présentée par la compagnie saguenéenne La Tortue Noire, est en fait une adaptation du Cercle de craie caucasien, de Bertolt Brecht. Sara Moisan avait vu le texte joué sur scène alors qu'elle était adolescente.

« C'est un peu ce qui m'a donné le goût de faire du théâtre », dit la directrice générale de la troupe qui, dans ses originales créations, marie le jeu d'acteur, la manipulation d'objets et les marionnettes.

En quête d'un projet à monter, elle a repensé à la production. Si elle arrivait à resserrer l'histoire (qui durait trois heures et qui comptait quand même une cinquantaine de personnages dans sa version originale!), elle tenait quelque chose.

« C'est un beau texte, il y a beaucoup de changements de lieux. C'est un voyage, dans le fond », résume la créatrice, qui signe l'adaptation et la mise en scène de la pièce dans laquelle elle est aussi comédienne, avec Christian Ouellet.

Sauvé par Groucha

L'histoire racontée par les deux interprètes est celle de Groucha, servante au palais du gouverneur. Ce dernier est tué lors d'un attentat révolutionnaire. Son épouse survit et prend la fuite avec toutes ses robes, en oubliant son bébé derrière.

« Groucha décide de sauver le bébé. Elle fait un grand voyage à travers les montagnes, elle est confrontée à plusieurs épreuves en cours d'aventure. Elle finit par s'attacher à cet enfant-là », explique Sara.

Les gardes du palais finissent par retrouver le duo. La mère biologique veut récupérer son bébé. Un procès a lieu pour déterminer qui va le garder : celle qui l'a sauvé d'une mort certaine ou celle qui l'a mis au monde mais qui l'a ensuite abandonné.

« C'est une pièce sur la bonté, la générosité, l'attachement. Je lui trouve une résonance actuelle dans la mesure où, avec l'éclatement et la recomposition des familles, les liens forts qui unissent enfants et adultes ne sont pas toujours ceux du sang. »

Ukulélé et piano

Conçue pour un public de 12 ans et plus, la production s'adresse autant aux jeunes qu'à leurs parents.

« On est deux sur scène, on chante, on a un ukulélé et un piano,

on manipule les objets. On a joué avec différentes échelles de représentation pour donner du corps à l'histoire. Des fois, on est à l'intérieur d'un tout petit cadre, des fois, on occupe toute la scène. Ça permet de créer un effet cinématographique, un peu comme des plans de caméra qui s'éloignent et se rapprochent. »

Comme beaucoup d'objets sont déplacés, la scénographie est toujours en reconstruction.

« On transforme l'espace avec des caisses de bois qu'on empile selon une chorégraphie très précise. On a bûché fort pour y arriver. »

La langue de Brecht, poétique, a été préservée.

« On a coupé des passages, mais on a gardé l'essence du texte. »

Vous voulez y aller?

Le petit cercle de craie

Dimanche 27 novembre, 14 h

Théâtre Léonard-St-Laurent, Sherbrooke

Entrée : 12 $ (forfait de 40 $ pour une famille de quatre)

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