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Éric-Emmanuel Schmitt honoré par l'UdeS

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L'Université de Sherbrooke a profité du passage à Sherbrooke du philosophe, dramaturge et romancier Éric-Emmanuel Schmitt, pour lui remettre un doctorat honorifique afin de souligner sa contribution au monde littéraire et à la culture en général.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) « Cher docteur d'honneur, vos récits nous réjouissent, nous touchent, nous questionnent et surtout, nous rassemblent. Aux ténèbres d'un monde parfois désespéré, vous proposez les lumières d'une écriture intelligente, sensible, optimiste et courageuse, une écriture qui fait immanquablement du bien. Nous vous en remercions », a déclaré la vice-doyenne de l'Université de Sherbrooke, Anick Lessard, avant de remettre à l'écrivain français Éric-Emmanuel Schmitt un doctorat honoris causa.

L'Université de Sherbrooke a profité du passage à Sherbrooke du philosophe, dramaturge et romancier, qui présentait mardi soir à la salle Maurice-O'Bready la pièce Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, pour lui décerner les grands honneurs, le remerciant du même coup de sa contribution au monde littéraire et à la culture en général.

L'écrivain, traduit en 44 langues, s'est adressé aux étudiants. « En fait, je n'ai jamais quitté l'école. Enfant, j'adorais me rendre en cours parce que j'avais l'appétit d'apprendre. Une boulimie, je dirais même, jamais rassasiée. Parce que le désir d'apprendre ne conduit pas à la satiété, ça se perpétue et ça se renouvelle. J'ai toujours eu de plus en plus faim », a souligné celui qui a appris comme un bon étudiant et désappris comme un bon artiste.

Déchiré

« J'ai aimé apprendre. Et ensuite, j'ai aimé désapprendre. Parce que, ayant la vocation d'écrire, j'ai dû me battre avec mes études autant que j'ai dû profiter d'elles », explique celui qui a été déchiré, pendant la vingtaine, entre l'écrivain spontané qui était en lui depuis l'enfance et le docteur en philosophie, l'intellectuel bien formé par l'université. Le combat des deux hémisphères. L'imagination et la fantaisie ou l'analyse et les connaissances.

Tout s'est simplifié lorsque l'écrivain a atteint la trentaine. « J'ai compris qu'un artiste naît de la collaboration équitable d'un enfant et d'un adulte en une même personne », a-t-il révélé, remerciant du même souffle ses parents qui « l'ont rêvé » et qui lui ont transmis la force de ne pas tuer l'enfant créateur en lui.

Une promesse faite à lui-même explique peut-être son public large et varié. « Quand j'ai entrepris d'écrire mon oeuvre, je m'étais juré d'écrire à la fois pour mes grands-mères et mes amis. Mes grands-mères, des femmes intelligentes, mais qui n'avaient pas eu le droit aux études. Et mes amis, des intellectuels ou des savants qui ont eu du temps à consacrer à la réflexion », conclut celui qui se dit obsédé par l'idée qu'il pourrait trahir. Trahir le milieu d'où il vient ou trahir le milieu où il est.

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