Ian Fournier chante Van Gogh

Ian Fournier a toujours plus d'un projet à... (Spectre Média, René Marquis)

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Ian Fournier a toujours plus d'un projet à son agenda. Il lance ainsi cette semaine son album Mon cher Théo, un hommage au peintre Van Gogh.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Les Fournier s'attachent aux personnages. Comme son père Pierrot l'a longtemps fait avec Brel et Léveillée qu'il chante encore aujourd'hui, Ian a un jour jeté son dévolu sur Nelligan, qu'il a trimballé un temps. Aujourd'hui, c'est à Van Gogh que l'artiste estrien rend hommage en musique.

« À 25 ans, je ne connaissais rien à la peinture, raconte l'artiste multidisciplinaire de Lawrenceville. Puis un de mes oncles, un écrivain, est décédé en me laissant trois bibliothèques de livres, dont deux étaient réservées à des livres d'art. J'ai plongé là-dedans et j'ai tout regardé. C'est Van Gogh qui m'a particulièrement touché. »

« Les lettres échangées avec son frère Théo m'ont beaucoup interpellé, surtout celles relatant sa démarche artistique, note encore Ian Fournier. Ce ne sont pas tous les artistes qui ont une démarche artistique aussi claire, ou qui en ont même une. L'autre chose qui m'a marqué, c'est sa grande difficulté à vivre de son art. On n'a pas reconnu son génie de son vivant, sa vie était difficile et il finit par y mettre un terme parce qu'il ne veut pas être un poids pour ses proches. »

S'il connaît bien les aléas de la vie artistique, Ian Fournier carbure plutôt aux projets et à la diversité, à l'opposé de son Van Gogh bien aimé. Musicien et chanteur originaire de Roberval, il est passé en 2004-2005 par l'École de la chanson de Granby où il a appris l'écriture et la gestion de carrière.

Depuis, il a tenu pendant quatre ans le rôle principal dans AO, La fantastique légende à Drummondville, a créé un spectacle hommage à Nelligan qu'il a joué une centaine de fois au Québec et à l'étranger, a lancé Flammèche, sa compagnie de spectacles et ateliers jeunesse, ainsi que l'organisme Le vent dans les arts, favorisant la rencontre entre le public et les arts dans le Val-Saint-François.

Ian Fournier a aussi quelques albums de styles différents derrière la cravate. Mon cher Théo, lancé ce jeudi, sera en fait le huitième.

Hors de l'autoroute

« Disons que ma rencontre avec Michel Cusson en 2007 a été très marquante, lance-t-il en riant. C'est lui qui m'a poussé à multiplier les projets. C'est quelqu'un de très sympathique, mais de très rigoureux aussi. C'est de lui que j'ai appris que, comme artiste, quand t'es pas sur la grosse autoroute, il faut que tu mènes plusieurs projets. Grâce à ça, je suis reconnu comme travailleur culturel et je fais plusieurs choses en même temps. »

Mon cher Théo s'est ainsi construit au cours des quatre dernières années, entre les projets, les ateliers et les spectacles jeunesse. Ian Fournier a annoté toutes ses lectures sur le peintre néerlandais, a écrit des chansons, choisi des extraits de lettres, composé la musique. Pour la réalisation de l'album, il s'est adjoint les services de deux pointures de la région, le contrebassiste Benoît Converset et le batteur Bernard Riche. Le trio sera d'ailleurs réuni pour le lancement sherbrookois.

« Je suis content du résultat. On a misé sur des structures musicales assez standard. C'est de l'acoustique intemporel. Tout ça pour essayer de mettre Van Gogh en avant. Je pense y être arrivé. Je pense que ce disque permet de se plonger dans sa vie et son oeuvre. »

Vous voulez y aller?

Lancement de Mon cher Théo de Ian Fournier

Vendredi 25 novembre, 20 h

Centre Art Focus, Sherbrooke

Entrée gratuite

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