L'élan vital de Pierre Pino Noël

Prêt à retourner vers la lumière, Pierre Pino... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Prêt à retourner vers la lumière, Pierre Pino Noël tenait à être photographié dans l'obscurité pour mettre son oeuvre en valeur.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Pino se sentait prêt à retourner vers la lumière depuis un certain moment déjà, mais comme c'est souvent le cas, il lui manquait l'élément déclencheur, ce coup de pied au derrière ou cette petite tape dans le dos qui vous rappelle que oui, votre route est là, juste devant vous. Qu'il vous suffit de vous remettre sur pieds et de prendre votre élan. Puis voilà. En septembre, au gré de l'organisation et de la tenue du premier MiniMakerFaire de La Fabrique, Pierre Noël a trouvé son élan vital, son faisceau de lumière.

« Préparer cet événement-là avec la gang de La Fabrique, ça m'a permis non seulement de retrouver ma dignité, mais aussi une certaine reconnaissance de la création », explique, tout sourire, un Pierre Noël qui aborde sans trop développer ses déboires des dernières années, la situation financière difficile, la dépression qui l'a mis K.O. pendant un moment et qui rôde encore parfois.

On est installé dans une des anciennes cellules du poste de police de la rue Marquette remodelé, du moins partiellement, en lieu de création pour artistes, artisans, bisouneux, geek et créatifs de tous genres. Ces minuscules blocs cellulaires ont trouvé preneurs parmi quelques membres de La Fabrique qui se cherchaient un petit coin pour travailler, mais aussi pour partager outils, conseils, expérience et enthousiasme.

Dans la cellule de Pino, les outils sont alignés soigneusement, quelques trouvailles en attente d'une seconde vie patientent ici et là. À deux pas, dans un des espaces communs, quelques-unes des oeuvres qui seront exposées à compter de mercredi à la microbrasserie La Mare au diable se côtoient au sol et sur une table de travail. Juste à côté, la dernière création de Pino qui, pour la première fois, a marié le bois à l'époxy. Il ne reste qu'à insérer quelques lumières à la sculpture.

Souvenirs clownesques

« J'ai touché à tout depuis mes études en arts plastiques, entre autres le cuir pendant de nombreuses années », raconte l'Estrien de souche, de retour après avoir passé de longues années au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans la région de Charlevoix où il a fait ses premières armes à titre de clown en compagnie de Gilles Sainte-Croix et Guy Laliberté. S'il n'a pas joint les Échassiers, il a conservé son nez et son panache de clown. Au tournant du millénaire, ce métier l'a même fait voyager au Kosovo avec ses amis de Clowns sans frontières.

« Une expérience vraiment marquante qui m'habitera toujours », confie Pino, dont le récit a inspiré l'auteure Catherine Venne pour Les eaux glauques. Celle-ci en lira d'ailleurs des extraits au vernissage.

Pino aussi s'offrira le luxe de quelques textes tout en présentant ses oeuvres qui seront intégrées au décor de la microbrasserie pendant quelques semaines.

« Des pièces, j'en fais sur commande pour des gens, en m'inspirant d'objets leur appartenant, mais j'en conçois surtout à partir des choses que j'amasse au fil du temps, que ce soit du vieux bois, du métal, des objets quelconques. La création et la lumière sont partout », lance en riant celui qui présente dans cette expo une série de sculptures lumineuses et de lampes originales.

Vous voulez y aller?

Vernissage de La lumière souple...

Pierre Pino Noël

Mercredi 16 novembre, 17 h

Microbrasserie La Mare au diable

151, rue King Ouest

Jusqu'au 1er janvier 2017

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