Des trésors cachés dans les greniers

Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke organisait dimanche... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke organisait dimanche une journée lors de laquelle les citoyens pouvaient venir faire évaluer les oeuvres d'art qu'ils possèdent par le commissaire-priseur Laurent Berniard, de la maison de vente aux enchères IEGOR.

Spectre Média, Julien Chamberland

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« Magnifique, c'est spectaculaire! », s'extasiait le commissaire-priseur Laurent Berniard, de la maison de vente aux enchères IEGOR, devant une toile de Paul-Émile Borduas qu'avait apportée une dame au Musée des beaux-arts dimanche matin.

Chaque année, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS) organise une journée d'évaluation, lors de laquelle les citoyens peuvent faire évaluer leurs oeuvres d'art, antiquités et objets de collection, pour 15 $ par pièce.

« C'est une activité de collecte de fonds pour le musée. On réussit à amasser environ 1500 $ annuellement », indiquait Cécile Gélinas, directrice du MBAS.

« Ça permet aux gens de la région de voir les petits trésors - ou les gros - qui se cachent chez eux, dans leurs greniers, et ça leur donne une évaluation de la valeur, valide pour les assurances. On les renseigne aussi sur les méthodes de conservation des oeuvres. Il y a des gens qui sortent d'ici assez surpris, et d'autres un peu déçus. Mais l'idée, c'est aussi d'aimer nos toiles, nos objets, même s'ils n'ont qu'une valeur sentimentale! »

S'il y a une personne qui n'est certainement pas ressortie déçue du musée ce jour-là, c'est bien Dominique Parent, qui avait apporté les photos de sept oeuvres d'artistes québécois renommés, dont Marcelle Ferron et Paul-Émile Borduas, que possède son père.

Parmi ces toiles, plusieurs possédaient une valeur considérable, souvent entre 5000 et 10 000 $. Laurent Berniard a même estimé que l'une d'entre elles, peinte par Borduas, pouvait rapporter jusqu'à 80 000 $.

« Mon père a acquis ces oeuvres-là quand il était plus jeune, et aujourd'hui, ça vaut une fortune. (...) Il ne veut pas s'en départir : il voulait simplement qu'on les évalue pour les assurances, pour une éventuelle succession, mais il les garde et il se promène chez lui comme s'il était dans un musée. Il est très heureux de les avoir encore », racontait Mme Parent.

« Je suis un peu surprise, mais mon père, lui, va être vraiment étonné, parce que je ne me souviens pas du prix qu'il les a payées, mais ç'a vraiment pris beaucoup de valeur au fil du temps! »

Des petits bijoux

« La valeur d'un tableau est déterminée principalement, et presque uniquement, par la demande, par ce que les gens sont prêts à payer pour l'avoir. Ce n'est pas basé sur des critères de beauté ou de travail », expliquait Laurent Berniard, le commissaire-priseur qui effectuait bénévolement les évaluations au MBAS.

M. Berniard confie avoir été agréablement surpris par les oeuvres qu'il a vues dimanche matin, dont certaines peuvent être qualifiées, à ses yeux, de « rarissimes ».

« J'ai vu des choses qui sont non seulement magnifiques, mais extrêmement importantes dans l'histoire de l'art au Québec, (...) et c'est ce qui fait pour moi le plaisir de travailler dans ce domaine-là. On voit des choses absolument extraordinaires, que l'on ne voit des fois même pas dans les musées. (...) Des petits bijoux! »

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