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Jorge Martinez vient de lancer Supernova, son troisième album.

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Yanick Poisson
La Tribune

(L'Avenir) Jorge Martinez a choisi de sortir des sentiers battus avec son troisième album, intitulé Supernova. Toujours armé de sa guitare flamenca, le musicien de L'Avenir, d'origine argentine, a toutefois mis de côté la musique typique latine au profit de rythmes plus rock, témoins de sa nouvelle réalité.

« J'ai voulu faire évoluer mon instrument, un peu comme le piano qui a d'abord été associé à la musique classique avant d'être utilisé pour le blues, le jazz et le rock. Je m'étais dit que cet album représenterait ma nouvelle réalité. Ça fait 20 ans que je suis ici. À un moment donné, c'est bien d'apporter des rythmes d'ailleurs, mais je ne suis pas obligé de toujours livrer quelque chose qui vient de l'étranger. Je voulais que ça reflète qui je suis maintenant, et jouer de la musique typique de ce que je vis ici. »

Martinez a multiplié les recherches afin de déterminer si d'autres musiciens avaient tenté l'expérience avant lui et de vérifier les résultats, mais il semble qu'il soit le premier à explorer cette avenue. Supernova se distingue ainsi de ses deux albums précédents par son dynamisme et sa sonorité peu commune. S'il est considéré comme un virtuose, l'artiste l'avenirois a tout de même peiné à obtenir le résultat souhaité.

« J'ai été obligé de commencer à créer à partir de la basse et de la batterie pour ensuite ajouter la guitare. Le fait que ce soit une guitare acoustique rend l'interprétation beaucoup plus difficile. Les notes ne durent pas aussi longtemps que pour la guitare électrique. »

Rendez-vous interstellaire

Ce n'est pas un hasard si Jorge Martinez a intitulé son nouvel opus Supernova. Le passionné d'astronomie a voulu évoquer métaphoriquement la mort du passé et la naissance d'une autre réalité. Chacun des onze titres de l'album 100 pour cent instrumental fait référence aux constellations.

« Une supernova, c'est l'explosion d'une étoile et le début de quelque chose de nouveau. Ça représente bien ma création puisque je me dirige vers la nouveauté  », affirme-t-il.

Lancé en grande pompe à Montréal plus tôt cette semaine, Supernova semble avoir une bonne réception initiale.

« Les gens ont reconnu mon style, ma façon de travailler, il a été bien accepté. Je vais tout de même attendre de voir la réponse du public avant de me lancer dans un quatrième album. Ça va me donner de l'information sur quelle direction prendre pour le prochain. C'est sûr que j'aimerais continuer dans la même veine », dit-il.

Maintenant que Supernova est sur le marché, Martinez mettra en branle une tournée de promotion. Ironiquement, il n'a pas encore de date à annoncer pour le Québec, mais a confirmé qu'il sera du côté du Chili et de l'Argentine en automne 2017.

« La réception est toujours très bonne à l'international et ça semble être encore le cas », conclut-il.

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