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Frédéric Dion dévoile les lois de la nature

L'aventurier Frédéric Dion s'arrêtera au Théâtre Granada le... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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L'aventurier Frédéric Dion s'arrêtera au Théâtre Granada le 19 novembre.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) L'été dernier, l'aventurier Frédéric Dion s'est fait larguer par hélicoptère au Yukon avec l'objectif de retrouver la civilisation en moins de deux semaines. Ce fut une mission accomplie au bout de 10 jours, qui a nécessité des efforts quotidiens de 12 à 14 heures, mais aussi de se nourrir de ce qu'il a pu se mettre sous la main... comme du porc-épic.

Frédéric Dion s'est retrouvé en plein coeur du Yukon sans carte, sans eau et sans nourriture, avec une ceinture scout se transformant en bateau pneumatique.

Sa conférence SURvivre, présentée au Théâtre Granada le 19 novembre, portera sur « les lois de la nature » qui l'ont guidé dans son expédition. Le spectacle-conférence ne se résume pas à des techniques de survie, souligne-t-il.

« C'est beaucoup plus que cela. 

« Quand tu t'en vas dans un milieu, tu veux connaître les lois pour réussir à t'en sortir. Je suis tombé sur trois lois de la nature qui, finalement, quand on les applique dans notre vie de tous les jours, permettent d'être plus heureux. C'est un peu comme si c'était un message que la nature nous donnait depuis des millénaires et qu'on a oublié en cours de route. Si on suit ces lois-là, on va être plus heureux. » Frédéric Dion jasera donc d'interdépendance, de persévérance, d'adaptation...

Les aventures se sont cumulées au fil des dernières années pour le père de deux fillettes. La dernière fois qu'il s'est présenté au Granada, Frédéric Dion s'arrêtait avec des images de sa traversée en solo de l'Antarctique.

« Quand j'ai commencé, j'ai pensé que c'était la technique qui était importante... Je me suis rendu compte que ce n'est pas la technique ou le physique, c'est le psychologique qui fait toute la différence. Et c'est de ça dont je vais parler lors de la conférence. »

« Au Yukon, j'ai fait 12 à 14 heures d'efforts, sans manger. C'est l'équivalent de courir trois marathons et de ne pas manger. Ce qui fait qu'on peut réussir ça, c'est le mental. J'ai développé un outil qui s'appelle l'antidoute. C'est l'art d'avoir des objectifs et de les diviser en petites étapes simples pour les rendre facilement réalisables. Plus on divise notre projet en petites étapes, plus on se rapproche du seul moment dans notre vie où on a du contrôle. Ce n'est pas le futur, ce n'est pas le passé, c'est le moment présent. »

Oser l'aventure

L'antidoute fera l'objet d'un livre, qu'il rédige avec sa conjointe psychologue, Caroline Mailhot. « Elle amène le côté théorique, j'amène le côté pratique. Les deux s'imbriquent parfaitement. »

Le périple « Porté disparu au Yukon », qui a permis d'amasser des fonds pour Opération Enfant Soleil, s'est terminé à Tulita, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Frédéric Dion s'attendait à « pêcher du poisson à volonté », mais ça ne s'est pas du tout passé comme ça.

Il a dû se résoudre à chasser le porc-épic. « L'épisode de l'année où j'ai vécu le plus d'adrénaline, c'est quand j'ai chassé le porc-épic! Surtout quand ta survie en dépend. J'ai rarement regardé un animal dans ma vie - comme un poulet - en me disant qu'il serait bon dans mon assiette! »

« L'instinct de survie m'a poussé à avancer, avancer. Il n'y a plus rien qui comptait dans ma tête sauf avancer. C'est extraordinaire de faire 472 km de rivière en huit jours, sept jours et demi... C'est 60 à 70 km par jour. Je ne fais pas ça quand j'ai ma bouffe. J'ai poussé, poussé. Ma mission, c'était de sortir. »

Frédéric Dion présente entre autres des conférences dans des entreprises et dans des écoles.

Ce résidant de Notre-Dame-du-Mont-Carmel met l'accent sur l'importance de réaliser ses rêves, de se lancer des défis. « J'ai étudié la psychologie positive, le comportement humain. L'être humain a besoin de défis, d'objectifs... Il y a une pensée qui dit que l'être humain n'a jamais été plus heureux que dans l'imagination d'un bonheur futur. Les gens qui ont des défis dans la vie, qui ont des projets, sont des gens qui sont plus en santé, plus heureux et qui vivent plus longtemps. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les recherches qui le prouvent. Raison de plus : j'incite les gens à oser l'aventure, c'est dans le but qu'ils soient plus heureux. » Pas besoin d'aller en Antarctique : changer d'emploi, avoir des enfants, partir en voyage... Tout ça est une aventure, souligne-t-il. « Le bonheur n'est pas à l'atteinte de l'objectif, il est en cours de route... »

Frédéric Dion a confié la mise en scène de sa conférence à l'éditeur Bryan Perro, qui a déjà prêté sa plume à Antarctique Solo et pour le blogue de l'aventurier. C'est toutefois la première fois que Bryan Perro signera sa mise en scène.

Vous voulez voir?

Spectacle-conférence SURvivre

Théâtre Granada

19 novembre

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