Le post-punk vu par un Sherbrookois

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Depuis jeudi et jusqu'au 7 novembre, le Sherbrookois Sébastien Pesot présente l'exposition In a Post-World : Post-Punk Art Now à la galerie The Invisible Dog de Brooklyn.

Courtoisie

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« On vit dans un monde post-punk, parce que la musique, la mode, toutes sortes d'éléments de nos vies ont été influencés par la culture punk. »

Cette affirmation, c'est la base de In a Post-World : Post-Punk Art Now, une exposition montée par le Sherbrookois Sébastien Pesot et présentée à New York, plus précisément à la galerie The Invisible Dog de Brooklyn, depuis jeudi dernier et jusqu'au 7 novembre.

Cette expo a d'abord vu le jour dans une salle de l'Université de Sherbrooke à Longueuil. Elle rassemblait alors les oeuvres de sept artistes canadiens, dont Sylvain Bouthillette, Annie Baillargeon et Mathieu Valade.

En transposant sa création à New York - le berceau du mouvement punk en Amérique -, Sébastien Pesot est parvenu à convaincre onze artistes new-yorkais de se prêter au jeu de l'appropriation de l'esprit punk : Rafael Fuchs, Paul D'Agostino, Todd Bienvenu, Michael David, Mina Pam Dick, Mandy Lyn Ford, Ted Riederer, Aaron Cometbus, Martha Wilson, Richard Garet et Claudia Eve Beauchesne.

« C'est donc devenu un collectif d'artistes du Québec et de New York », explique celui qui est né à Rimouski mais qui demeure à Sherbrooke depuis ses 12 ans. « Chacune des oeuvres, de près ou de loin, se rapporte au punk, touche au punk, a une attitude ou une esthétique punk. Ce n'est pas nécessairement tout à la fois, mais il y a toujours un petit lien quelque part. »

Pesot explique qu'il a voulu présenter un panorama de « différents types de personnalités, de genres, d'âge, de médiums ». Son expo réunit donc à la fois de la peinture, de la photo, de la sculpture et de la performance.

« On a été un peu malchanceux lors du vernissage, parce que c'était la première semaine où il faisait froid à New York, et en plus, juste avant que l'événement commence, il a commencé à pleuvoir à verse, raconte-t-il. Alors les indécis se sont probablement dit qu'ils allaient rester à la maison manger de la pizza et écouter Netflix à la place ! »

« À part ça, je suis très content de l'exposition et de la réponse des gens. Les visiteurs sont très enthousiastes », ajoute-t-il.

Expo papier

En plus d'offrir aux New-Yorkais une exposition éclectique à saveur punk, Sébastien Pesot a créé une publication bilingue en appui à celle-ci.

« L'ouvrage porte la moitié du titre de l'expo : Post-Punk Art Now, dit-il. Ce n'est pas un catalogue d'exposition, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de textes qui expliquent ou qui réfléchissent les oeuvres de l'expo. La publication porte sur des oeuvres en soi. L'idée de ça, c'était d'avoir une expo de papier à l'intérieur de l'exposition, qui permet de réfléchir encore plus loin et de s'amuser avec toute la question de l'influence du punk. »

Lorsqu'il sera de retour à Sherbrooke, Sébastien Pesot compte travailler sur la suite de son exposition Mal Floral, qui met de l'avant des représentations hyperréalistes de fleurs sauvages et qui avait été présentée à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal en avril 2015. Il se consacrera ensuite à l'élaboration d'une expo solo rétrospective pour le Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul, qui devrait être prête à accueillir les visiteurs dans un peu plus d'un an.

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