Lisa LeBlanc décoiffe le Granada

Environ 350 personnes se sont défoulées hier soir... (Spectre Média, André Vuillemin)

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Environ 350 personnes se sont défoulées hier soir au Théâtre Granada en assistant au nouveau spectacle de Lisa LeBlanc, laquelle a livré une électrisante prestation.

Spectre Média, André Vuillemin

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) CRITIQUE / Elle a semblé surgir de nulle part il y a quatre ans, le public l'a instantanément adoptée et l'histoire d'amour ne se dément toujours pas. Quelque 350 personnes sont revenues lui dire leur amour hier soir, mais aussi détruire leur mise en plis, frôler la hernie discale dans le cou et, surtout, surtout, chanter impunément le mot « marde ».

Mais comment voulez-vous résister à une telle fille, qui a le sourire fendu jusqu'aux oreilles quand elle joue, qui dégage une contagieuse passion pour la musique, qui peut nouer la gorge, seule à la guitare, en chantant Kraft Dinner, puis, la minute suivante, exploser dans l'interprétation d'un classique rock acide (Ace of Spades) de Motörhead ?

C'est ça, Lisa LeBlanc. Sa prestation d'hier s'est déroulée davantage dans les 220 volts qu'à la veilleuse, mais il y avait quand même de tout : du rock, du blues, du folk, du bluegrass, des chansons de frustration, de tristesse, de dérision, de l'anglais et du français... Quand toute cette variété est rendue avec autant de talent et de polyvalence, on ne peut que s'incliner.

Généreuse, aussi, la Lisa. Il faut dire qu'elle a plusieurs courtes chansons, surtout sur son plus récent album, Why You Wanna Leave, Runaway Queen?. L'auditoire a ainsi eu droit à une vingtaine de pièces, le premier (et désormais légendaire) opus ayant quand même une place plus grande qu'on aurait pu croire. Feuille de route adaptée au public francophone ? Toujours est-il qu'on avait par moments l'impression d'écouter un long pot-pourri.

Trahie par une bandoulière

Mais Lisa, ne l'oublions pas, est d'abord une sacrée musicienne, qui ne se gêne pas pour montrer ses nouveaux acquis (elle est allée perfectionner son banjo dans le sud des États-Unis), en jouant même parfois d'une seule main, se rattrapant sans problème lorsque la bandoulière de sa guitare la lâche. Impressionnante, d'ailleurs, la panoplie de guitares, basses et autres mandolines destinées à la chanteuse et à ses musiciens.

Dans une mise en scène qui laissait le haut du pavé à la musique et plaçait son trio de musiciens en égalité sur le devant de la scène, l'artiste de Rosaireville s'est souvent adressée à son public, risquant une imitation de Fred Pellerin, parlant surtout avec une authenticité et un franc-parler terriblement charismatiques.

La Néo-Brunswickoise est aussi apparue dans la première partie assumée par le duo « salement rock » Les Deuxluxes (quel excellent choix de mise en bouche et quel superbe trio vocal dans le classique Funnel of Love!). Plus tard, c'est la chanteuse du tandem, Anna Frances Meyer, qui est venue mettre sa superbe voix au service de I Love You I Don't Love You I Don't Know.

Ayant encore en mémoire son passage au Boquébière en 2012 (le spectacle où elle a eu le plus chaud de toute sa vie), Lisa LeBlanc, un peu prise de court par autant d'affection, a pris le temps de remercier ce public sherbrookois si démonstratif. « Merci d'être une crowd qui a pas de maudit bon sens ! »

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