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Matt Holubowski au Granada : un autre grand rendez-vous folk

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Le chanteur Matt Holubowski a attiré 500 personnes, deux semaines après son passage à Tout le monde en parle, qui l'a envoyé en tête du palmarès des ventes de disques.

Spectre média, Maxime Picard

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Le spectacle de Matt Holubowski samedi au Théâtre Granada avait un parfum de 2007. Plus précisément de ce soir de février où Patrick Watson, chanteur bilingue originaire d'Hudson et à la voix haut perchée, avait presque rempli la salle, après s'être fait « découvrir » à Tout le monde en parle un mois plus tôt. Un spectacle de rock atmosphérique très réussi, avec saveur de première pour l'artiste, qui n'avait jamais vendu autant de billets pour un spectacle auparavant.

Samedi soir, Matt Holubowski, chanteur bilingue originaire d'Hudson et à la voix haut perchée, a attiré 500 personnes, deux semaines après son passage à Tout le monde en parle, qui l'a envoyé en tête du palmarès des ventes de disques. Un spectacle de folk atmosphérique très réussi, avec saveur de première pour l'artiste, qui n'avait jamais donné de deuxième rappel pour ce spectacle auparavant.

D'autres heureuses coïncidences du même genre? Les éclairages, tamisés pour que Matt soit toujours en partie ou totalement dans l'ombre (par modestie?), avaient quelque chose du sous-sol du Dr Frankenstein recréé par Watson dans son plus récent spectacle...

Mais arrêtons là les comparaisons, parce que ce serait terriblement injuste envers Matt, qui a déjà un son et une personnalité propres. Pour une fois qu'un artiste à part entière sort d'une émission de télé-réalité... ce qu'une grande partie du public a visiblement compris. L'enthousiasme de l'auditoire en faisait foi.

Ballon orange

Certes, l'aisance de Matt n'est pas encore totale en ce qui concerne la conversation avec la salle, mais ce qui marche moins bien dans les interventions préparées est rattrapé par l'authenticité du musicien, véritablement ému, par moments, d'un tel accueil. Quoique sa flèche au « ballon orange » nommé Trump, avant sa chanson Opprobrium, a été très bien accueillie.

Et le souhait de l'artiste, celui de créer une belle et confortable bulle, s'est réalisé, le folk tantôt dépouillé, tantôt enrobé d'enveloppantes nappes sonores s'avérant propice à happer toutes les ouïes.

Outre sa voix particulière, Matt est un sacré bon orfèvre de la guitare, pas tant dans la prouesse que dans la multiplicité sonore. Étonnante, la variété de sons qu'il tire de sa six-cordes.

Les arrangements et la polyvalence du quatuor de musiciens ont fait le reste. Quelle géniale idée d'avoir recruté une violoncelliste (Marianne Houle) et un contrebassiste (Marc-André Landry)! Imaginez Feuille d'argent feuille d'or, la chanson écrite par Pierre Lapointe pour la finale de La voix 2015, avec un tempo ralenti, une guitare et les deux archets qui pleurent, le premier dans les aigus, le second dans les extragraves. Que de frissons!

Ondulations et tempête

Belle improvisation aussi dans La mer / Mon père, chanson hommage à son père immigrant polonais, où l'ondulation des vagues a fait place à une sérieuse tempête fortissimo. Petite tape sur les doigts toutefois pour la sono. Quand une salle comme le Granada offre autant de réverbération, pas besoin de saturer, sinon on perd le texte et les nuances, ce qui est arrivé à quelques reprises.

Le plus récent album Solitudes est ainsi passé dans son entièreté (chapeau aux interprétations de Exhale / Inhale, The King et L'imposteur). Le chanteur ne pouvait pas ne pas faire Burn de Ray Lamontagne, sa chanson d'audition à La voix, reçue dans le délire. Sans oublier quelques chansons d'Old Man, son premier album solo plus « confidentiel ».

Matt a d'ailleurs terminé la soirée avec deux pièces de son opus 1, Holding on to Home et Recycled Soul, cette dernière livrée avec le duo Coco Mélies, qui avait assumé la première partie. Le tandem, dont fait partie la Sherbrookoise Francesca Comeau, avait merveilleusement dressé la table pour Matt. Avec leurs évidentes accointances folk, les trois artistes ont fait la dernière chanson ensemble, laissant sur une touche de magie.

On ne peut s'empêcher de penser qu'on assistait à un autre des grands rendez-vous folk de Sherbrooke, ville qui a toujours été à l'avant-garde dans ce créneau musical, et qui a toujours eu du flair pour identifier les folk singers de qualité.

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