Le conte bien vivant de Mike Burns

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Habitué du festival Les jours sont contés, Mike Burns présente son spectacle Ma tristesse sur la mer au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook.

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Ève Bonin
La Tribune

(Coaticook) Après plus de 50 ans à explorer le conte traditionnel de son Irlande d'origine, Mike Burns le considère toujours comme une source inépuisable d'inspiration. « C'est extraordinaire ! Il y a des contes que je connais depuis ma tendre enfance et dans lesquels je découvre encore des aspects qui m'avaient échappé. »

Ayant participé au renouveau du conte au Québec dès son arrivée à Montréal en 1984, il se réjouit de l'évolution de son art et de l'écho qu'il trouve auprès du public.

« C'est fantastique ! J'aurais pensé, dans les années 70, que ça allait disparaître. La télévision avait remplacé ça dans les foyers, c'était casé dans les livres de bibliothèques. Maintenant, c'est devenu quelque chose de vivant, pas seulement réservé aux universités. »

Habitué du festival Les jours sont contés, il y revient cette année pour y présenter un spectacle solo, Ma tristesse sur la mer, en plus de participer au spectacle de clôture de l'événement. « J'aime beaucoup l'Estrie, les gens du festival et les oreilles du festival. Quand une manifestation culturelle dure 20 ans, il y a peut-être quelque chose de costaud, de solide et d'utile là-dedans... »

Exception dans son répertoire plus traditionnel, Ma tristesse sur la mer est une création bien contemporaine, dans laquelle il a inséré quelques chansons issues de la tradition gaélique. « C'est une histoire autour de la construction du Canal Rideau, un pèlerinage en hommage à ceux et celles qui ont tant souffert pour le bâtir. Mais c'est aussi un parallèle avec la situation actuelle des gens qui fuient la Syrie. »

Un geste politique

« Je pense que le simple fait de conter est un geste quasiment politique. Réunir une centaine de personnes pour écouter un gars assis sur une chaise qui parle pendant 90 minutes, ça va à l'extérieur du modèle actuel de la société contemporaine », estime le conteur. « Et pourtant les gens en sortent béats, heureux, nourris. Je pense que le renouveau du conte et le fait que ça résonne tant, c'est parce que ça nous rend heureux de faire partie de cette sorte de partage. »

Vous voulez y aller

Ma tristesse sur la mer

Mike Burns

Samedi 22 octobre, 20 h

Pavillon des arts et de la culture de Coaticook

Entrée : 15 $

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