Les cordes sensibles de Gabriella

Son audition à l'aveugle, au cours de laquelle... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Son audition à l'aveugle, au cours de laquelle elle a livré une toute personnelle version violon-voix du succès The Scientist (Coldplay), lui a ouvert grand les portes de l'émission The Voice, en France, l'hiver dernier. Recrutée par le coach Mika, l'auteure-compositrice-interprète québécoise Gabriella a connu un parcours sans faute jusqu'à son élimination, en quart de finale.

Spectre Média, Jessica Garneau

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Karine Tremblay
La Tribune

Son passage à l'émission The Voice, en France, l'a vraiment mise sur la mappe musicale mondiale. Son audition à l'aveugle en début d'année, au cours de laquelle elle a enchanté les quatre juges, a été vue plus de dix millions de fois à l'échelle planétaire. On peut parler d'un départ canon pour la jeune artiste québécoise Gabriella.

« Je n'avais tellement pas prévu ça! Parce que l'émission est diffusée en France, j'avais l'impression de jouer devant des inconnus. Avec le web, ça a pris des proportions insoupçonnées. La vidéo s'est promenée au Paraguay, aux Philippines, au Brésil, partout », explique celle qui a hésité avant d'aller faire entendre sa voix et son violon sur le plateau télévisé.

C'est un recruteur de The Voice qui l'a repérée lors d'un concert qu'elle donnait à Paris. Il lui a proposé de participer aux auditions de la populaire émission qui attire sept millions de curieux chaque semaine.

« J'ai mis du temps avant d'accepter. J'avais une peur bleue de devenir un buzz qui s'éteindrait aussi vite qu'il s'était allumé. Je ne voulais pas être la saveur du mois, je souhaitais une carrière, je désirais percer pour la qualité de mes chansons, un peu comme Alanis Morrissette et Avril Lavigne. »

En lançant son premier disque, The Story of Oak & Leafless, au début du mois de septembre 2015, l'auteure-compositrice-interprète a réalisé que ce n'était pas si simple de se tailler une place. Et que The Voice était peut-être une porte d'entrée comme une autre, après tout. La jolie brunette a choisi de tenter le coup. Au sein de l'équipe de Mika, elle s'est rendue en quart de finale. Un parcours qui lui a laissé amplement le temps de se faire connaître et de multiplier les allers-retours en Europe.

« J'ai séjourné 13 fois là-bas au cours des derniers mois. »

Elle y a entre autres croisé notre D'Artagnan sherbrookois, Olivier Dion, qu'elle avait déjà invité à interpréter la chanson Sorrow en duo sur son disque. La dernière année a, pour Gabriella, été plus que gratifiante, mais elle a aussi apporté son lot de soubresauts.

« On voit juste le côté rose, à la télé, mais tout n'est pas parfait. Après ma performance aux battles, des tas de gens ont écrit des tas de trucs sur les réseaux sociaux. Ce n'était pas toujours gentil... Et quand j'ai quitté l'émission, j'ai ressenti un vide immense. Je me suis demandé ce que je faisais, après ça. J'avais tellement focalisé sur cette expérience-là depuis des mois. »

Elle n'a pas eu le temps de se questionner longtemps. Son téléphone s'est mis à sonner. Les propositions ont afflué, ici et là. Trois jours après sa sortie du plateau télévisé, elle était déjà à Nice pour un concert. Ces jours-ci, c'est dans différentes salles du Québec qu'elle fait entendre ses compositions.

L'auteure-compositrice-interprète, qui chante autant en anglais et en français qu'en espagnol (elle a vécu un an au Costa Rica) ne cache pas qu'elle rêve grand et qu'elle aimerait bâtir une carrière internationale,

« Mon rêve, c'est de voyager en faisant de la musique. »

L'église et la scène

Pour la petite histoire, c'est après un concert d'Angèle Dubeau que la jeune Gabriella s'est lancée dans l'étude du violon. Elle avait six ans et rêvait d'apprendre à manier l'archet. Dans son imaginaire d'enfant, la musique n'était toutefois pas une avenue professionnelle qu'elle pouvait envisager. Longtemps, elle a voulu devenir... prêtre. Oui, oui, prêtre.

« Ma mère m'emmenait à l'église tous les dimanches. J'ai servi la messe, j'ai été dans la chorale, j'ai été lectrice. J'ai été baptisée à 12 ans parce que je le souhaitais. Et puis j'ai réalisé que ce qui me plaisait, dans le ''métier'' de prêtre, c'est qu'il se trouvait sur une scène et que les gens buvaient ses paroles. C'était ça que j'aimais. »

À partir de ce moment-là, la musique a déclassé la vocation religieuse de la jeune violoniste qui, entretemps, avait découvert sa voix. À 11 ans, une fracture au doigt l'a tenue loin de son instrument à cordes pour un temps. Elle s'est mise à apprivoiser la portée de ses cordes vocales. Le chant est devenu un autre mode d'expression.

« J'aime autant le côté technique du violon que celui, plus émotif, du chant. »

En spectacle, accompagnée de quatre musiciens, elle marie les deux, en interprétant les chansons de son premier album ainsi que quelques reprises pigées dans le répertoire qu'elle affectionne. L'univers qui en découle est plutôt folk pop.

Vous voulez y aller?

Gabriella

Vieux Clocher de Magog

22 octobre, 20 h 30

30 $

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